Encore un agent russe débusqué ? Le leader palestinien Abbas aurait aussi travaillé pour le KGB

Document portant la mention : «Abbas Mahmoud, né en 1935 en Palestine, agent du KGB» Source: Reuters
Document portant la mention : «Abbas Mahmoud, né en 1935 en Palestine, agent du KGB»

Selon des documents du fonds d'archive Churchill de Cambridge, Mahmoud Abbas aurait pointé comme agent du KGB dans les années 1980. Et qui travaillait aussi pour le KGB à l'époque ? Eh bien, un jeune officier du nom de Vladimir Poutine.

Les chercheurs de l'institut Truman de l'université de Jérusalem en sont convaincus : Mahmoud Abbas, le chef de l'autorité palestinienne aurait été un agent du KGB dans les années 1980, époque où un certain Vladimir Poutine officiait en tant qu'agent opérationnel.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs s'appuient sur deux lignes trouvées parmi les documents d'archive mis à disposition du public par l'université de Cambridge, après une requête de l'institut Truman. Les documents auraient été sortis en 1991, année de la dissolution de l'URSS, par un ancien employé du KGB, Vassili Mitrokhine.

Certains des documents listent ainsi les noms «de personnes approchées par le KGB en 1983», indique l'un des universitaires de l'institut, Gideon Remez. «L'un d'eux porte, en cyrillique, le nom de code "Krotov", qui veut dire taupe en russe», suivi de la mention précisant : «Abbas, Mahmoud, né en 1935 en Palestine, membre du Comité central du Fatah et de l'OLP, à Damas, et agent du KGB», relève le chercheur.

Bizarre, comme c'est bizarre 

Mahmoud Abbas se trouvait effectivement à Moscou en 1982, afin de soutenir sa thèse de doctorat. Mais l'autorité palestinienne a vivement démenti ces allégations et accusé Israël de «mener une campagne de dénigrement», tout cela dans un timing bien précis. Mahmoud Abbas et le Premier ministre hébreu doivent en effet se rencontrer prochainement sous le patronage d'un ancien du KGB et actuel président de la Russie, à savoir Vladimir Poutine, afin de tenter de relancer le processus de paix.

Et c'est donc le moment choisi par l'institut Truman, dont le but affiché est de «promouvoir le dialogue et le débat» entre Israël et la Palestine, de «révéler» les deux lignes incriminant le président de la Palestine. Au risque de torpiller un éventuel succès diplomatique russe là ou les Etats-Unis ont jusque-là échoué.

Une tendance lancée aux Etats-Unis

Mais les chercheurs israéliens ne sont pas les premiers à voir des Russes partout. Dernier exemple en date d'utilisation de la menace russe, le secrétaire général du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a brandi la «poutinisation des esprits» en France, tentant ainsi de disqualifier un concurrent sérieux à l'élection présidentielle : Nicolas Sarkozy.

Aussi pour mettre hors-jeu tel ou tel adversaire, la ficelle est-elle connue et largement utilisée aux Etats-Unis. La candidate à la présidence, Hillary Clinton, mise en difficulté dans le scandale du «Email gate», avait ainsi opportunément accusé des hackers russes d'être à l'origine de la fuite des documents mettant en cause le Comité du parti démocrate américain et le financement de la Fondation Clinton

Et lors d'un coup de mou dans les sondages, la candidate démocrate était allée jusqu'à déclarer que son rival Donald Trump encourageait Moscou à l'espionner.

Lire aussi : «La menace russe» : Hillary Clinton persiste à accuser Moscou de tous les maux

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