Le port du voile comme facilitateur d’intégration ?

Le port du voile comme facilitateur d’intégration ? Source: Reuters
Des musulmanes à Londres

Un rapport intriguant publié en Grande-Bretagne affirme que si les musulmanes «très religieuses» portent le voile, c’est pour mieux s’intégrer dans la société. Parmi les plus éduquées et sociables, nombreuses d’entre elles le porteraient à cette fin.

«Pour les femmes très religieuses, nous avons découvert que la forte influence de l’éducation, du fait de travailler, de gagner plus d’argent, de la vie urbaine et des contacts avec des non-musulmans augmentent en réalité leur propension à porter le voile», estime Ozan Aksoy, coauteur du rapport «Derrière le voile : l’utilisation stratégique des vêtements religieux».

Ces «facteurs modernisateurs» haussent le risque et la tentation dans l’environnement des musulmanes ce qui met en péril leur réputation de décence, affirme le rapport. Les auteurs expliquent ainsi que le voile peut être «une réponse stratégique, une forme soit d’engagement pour éviter la transgression des normes religieuses soit une preuve de piété de ces femmes envers leur communauté».

Cela peut sembler paradoxal, mais l’étude affirme que le port du voile témoigne d’une intégration accrue plutôt que moindre. Cet accessoire religieux aiderait les musulmanes à «garder leur réputation religieuse», estime l’autre auteur du rapport, Diego Gambetta, professeur de sociologie à l’université d’Oxford. «L’interdiction du voile les priverait d’un moyen qui leur donne plus d’opportunités d’intégration plutôt que de marquer leurs différences», conclut-il.

Le rapport note néanmoins que ces tendances ne se réfèrent qu’aux femmes «très religieuses», moins pour les musulmanes «moyennement religieuses». Parmi ces dernières, le port du voile est au contraire en régression.

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Pour réaliser leur étude, basée sur les données de milliers de femmes habitant en Belgique, Turquie et 25 pays musulmans, Ozan Aksoy et Diego Gambetta ont pris en compte le niveau d’éducation des femmes, leur situation professionnelle, leur lieu de vie et leur niveau d’interaction avec des non-musulmans.

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