Un double attentat fait au moins huit morts et des dizaines de blessés en Turquie (IMAGES)

Source: Reuters

Au moins huit personnes, sept civils et un policier, ont été tuées dans deux attaques simultanées à la bombe mercredi soir dans le sud-est de la Turquie attribuées à l'insurrection du Parti des travailleurs du Kurdistan, selon les autorités.

L'explosion d'une voiture piégée a fait cinq morts dans le centre de la ville de Diyarbakir, selon cette source. Par ailleurs 12 personnes dont 5 policiers ont été blessées dans cette attaque, a annoncé le gouvernorat de Diyarbakir, chef-lieu du sud-est à majorité kurde. Un précédent bilan de cette attaque faisait état de 4 morts et 13 blessés.

Une autre explosion quasi-simultanée a tué trois civils dans la localité de Kiziltepe, au sud de la ville de Mardin et à 100 kilomètres de Diyarbakir, a indiqué le responsable de la sécurité, requérant l'anonymat.

Elle a par ailleurs fait 25 blessés, selon la télévision NTV. Les images diffusées par les télévisions ont montré d'importants dégâts subis par les bâtiments environnants et les véhicules stationnés à proximité.

Les deux attanques à la bombe ont eu lieu lors du passage de véhicules de police, selon l'agence de presse Dogan.

Les attaques contre l'armée se sont multipliées depuis la fin, en juillet 2015, du cessez-le-feu, qui avait tenu pendant près de deux ans et demi dans le sud-est de la Turquie. 

En juillet dernier, trois personnes dont un policier avaient été tués dans une attaque à la voiture piégée contre un poste de police dans la province de Mardin.

Les responsables turcs avaient là aussi accusé le PKK d'être à l'origine de l'attaque.

Le 1er août, l'explosion d'une voiture piégée contre un convoie de police avait six morts et quatre blessés à Bingol dans l'est du pays. l'attaque avait de nouveau été attribuée au PKK.

Le sud-est de la Turquie est une région majoritairement peuplée de kurdes et où Ankara mène des opérations militaires contre le PKK, considéré comme une organisation terroriste.

Cependant, la répression massive a vu s'élever des allégations de mauvais traitements à grande échelle par de la part des forces gouvernementales turques contre la population civile de la région.

En juillet, Human Rights Watch (HRW) avait indiqué que les autorités turques bloquaient tous les accès pour des enquêtes indépendantes sur cette violence présumée contre des civils, appelant l'ONU à l'autoriser à enquêter.

Certaines des allégations d'abus contre les civils comprennent des homicides illégaux, des déplacements massives de population et des destructions illégales propriétés privées, selon un rapport de l’ONG. 

«Le gouvernement devrait rapidement accorder au Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme la permission d'entrer dans la zone afin d'enquêter selon les normes des Nations Unies», a déclaré HRW dans un communiqué.

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