Un site ukrainien veut son propre Pokémon Go pour débusquer «les terroristes russes»

Un site ukrainien veut son propre Pokémon Go pour débusquer «les terroristes russes»© Valentyn Oguirenko Source: Reuters

Inspiré par le succès international du jeu Pokémon Go, Mirotvorets, le site nationaliste ukrainien qui recueille les données personnelles de ceux qu’il qualifie de «terroristes», veut lancer un site similaire pour intensifier sa chasse aux sorcières.

L’application pour portables Android et iOS, intitulée PokémonRU, demandera aux joueurs de chasser des «Pokémons», ici des mercenaires russes cachés et des criminels militaires russes dans les villes où ils habitent et de secrètement suivre tous leurs mouvements, selon la description qu’en fait Mirotvorets («pacificateur» en français).

«Toute information sur des Pokémons est rémunérée avec des bonus qui peuvent être monétisés après avoir atteint un certain niveau. Des joueurs peuvent aussi identifier de nouveaux Pokémons et communiquer des données à leur sujet via une carte interactive dotée de données de géolocalisation», poursuit la description du projet.

Le site promet aussi une chasse aux «monstres plus rusés» pour les joueurs plus expérimentés et souligne que «si quelqu’un prend [ce site] pour une blague ou du troll, il se trompe».

Le site offre aussi un emploi à tout programmeur à même de développer ce soi-disant jeu. L’application utiliserait la base de données de Mirotvorets pour établir des cibles.

Mirotvorets est un site qui recueille des informations sur des gens suspectés (par les administrateurs du site) de liens avec des rebelles dans l’Est de l’Ukraine. Le site aurait des liens étroits avec le gouvernement ukrainien et des militaires, et aurait été largement utilisé par les troupes de Kiev déployées dans l’Est du pays pour contrôler les habitants passant les points de contrôle.

Le site encourage ses visiteurs à communiquer des données et ne divulgue pas son mécanisme de vérification de celles-ci.

Le site s’est attiré une vague de critiques internationales en mai dernier, quand il a publié les données personnelles de milliers de journalistes étrangers qui couvraient les événements dans l’Est de l’Ukraine et avaient été accrédités par les autorités. Les administrateurs de Mirotvorets les avaient qualifiés de «collaborateurs des terroristes». Le site a brièvement été fermé puis rapidement rouvert pour divulguer encore plus de données sur des journalistes.

Au moins deux personnalités ukrainiennes, le journaliste Oles Bouzina et le député Oleg Kalachnikov, ont été tués peu après l’ajout de leurs informations personnelles à la base de données de Mirotvorets.

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