200 filles et 93 femmes sauvées par l’armée nigériane d’un fief de Boko Haram

Des filles nigérianes© Afolabi SotundeSource: Reuters
Des filles nigérianes

Les militaires nigérians ont libéré presque 300 femmes, dont 200 élèves, lors d’une vaste opération contre les combattants de Boko Haram. Mais des centaines de corps ont été retrouvés dans la ville de Damasak au Nigéria.

«Les militaires ont sauvé 200 filles et 93 femmes», a fait savoir le colonel Sani Usman à l’agence Reuters. Mais elles ne venaient pas du village de Chibok, où 219 filles ont été enlevées en avril 2014, enlèvement qui avait provoqué la campagne mondiale «Rendez-nous nos filles».

Les autorités n’ont pas encore révélé l’identité des femmes qui ont été libérées car elles passent encore des examens. «Nous devons encore déterminer leur origine. Ne me citez pas mal sur leur origine, s’il vous plaît. Nous fournirons plus de détails ultérieurement», a déclaré le major-général Chris Olukolade.

En savoir plus : En un an, plus de 2000 jeunes femmes et fillettes ont été kidnappées par Boko Haram

Par ailleurs, les forces nigérianes ont détruit trois camps importants de Boko Haram dans son fief, la forêt de Simbisa.


Mais dans la ville nigériane de Damasak, l’armée a fait une autre découverte macabre. Des centaines de corps d’hommes, de femmes et d’enfants ont été retrouvés éparpillés dans la ville. Les autorités croient qu’il s’agit d’un autre coup d’éclat du groupe terroriste Boko Haram.


«Des corps ont été retrouvés dans les maisons, les rues, et encore davantage dans la rivière Damasak dont le lit est à sec», a indiqué Kaumi Kusur, un habitant local ajoutant que les victimes avaient été enterrées dans une vingtaine de fosses communes pendant le week-end.


«Nous les avons tous enterrés proprement dans plus d'une vingtaine de fosses communes qui peuvent être identifiées au besoin, alors que les corps étaient en état de décomposition», a ajouté un autre résident de la ville Mohamed Sadiq.


Mohamed Sadiq a déclaré que le nombre de victimes avait atteint 400 personnes, ce qui «dépasse nettement» le nombre de victimes retrouvées en mars lors de la libération de la ville.


Boko Haram avait pris le contrôle de Damasak en novembre 2014. Mais en mars 2015, une coalition de troupes nigérianes et tchadiennes était parvenue à la libérer des terroristes.


Lors de cette opération les forces gouvernementales ont trouvé au moins 400 corps dans une fosse commune sous un pont mais Boko Haram avait rejeté toute responsabilité pour ce massacre.


Récemment, le groupe terroriste africain a prêté allégeance à Daesh, autre groupe terroriste tristement célèbre au Moyen Orient. Il se fait désormais appeler Province Ouest africaine de l’Etat islamique.

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