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Daesh aurait utilisé «des substances toxiques» dans les bombardements d'un village en Irak

Suite au bombardement d'un village dans le nord de l'Irak, plus de 40 personnes ont rencontré des problèmes de respiration et des irritations de la peau, ont fait savoir les autorités locales à l'agence Reuters.

Il s’agit des bombardements du 8 mars sur le village de Taza dont les habitants sont en majorité chiites, près de la ville de Kirkuk. Personne n’a été tué dans l’attaque, mais cinq victimes demeurent hospitalisées.

«Il y avait des substances toxiques dans les obus. On ne sait pas exactement quoi», a déclaré Najmuddin Kareem, le gouverneur de la région, contrôlée par les Kurdes.

Au total, 24 obus et roquettes ont été tirés sur le village par des djihadistes, a indiqué le commandant des forces peshmerga kurdes Wasta Rasul.

L’information a été révélée un jour après les déclarations de la milice kurde des YPG (Unité de protection du peuple), affirmant que des djihadistes en Syrie auraient utilisé du phosphore jaune dans une attaque près d’Alep.

Dans le même temps, les avions américains ont commencé à cibler les sites d’armes chimiques de Daesh près de Mossoul en Irak. Selon CNN, les militaires ont obtenu des informations après avoir interrogé un djihadiste capturé récemment.

Les premiers raids ont visé à diminuer la capacité des djihadistes à utiliser des armes équipées de gaz moutarde. Cependant, il n’est pas clair si ces attaques ont été couronnées de succès.

La semaine dernière le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a prévenu, que l'utilisation des armes chimiques par les terroristes est désormais une réalité. «Nous n'avons aucun doute que le terrorisme chimique est passé aujourd'hui d'une menace abstraite à une dure réalité, qu'on peut et doit arrêter en intensifiant le travail au niveau international», a-t-il indiqué.