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Liban-Sud : Israël poursuit ses frappes et ses opérations de destruction

L'armée israélienne poursuit ses frappes et ses opérations de dynamitage dans plusieurs localités du Liban-Sud. Le 19 septembre, deux soldats israéliens ont été blessés dans une attaque attribuée au Hezbollah, entraînant de nouvelles frappes.

L’armée israélienne poursuit ses opérations dans le sud du Liban. Le 19 septembre, les attaques se sont concentrées sur plusieurs secteurs, notamment Mansouri, Nabatiyé el-Faouqa et Meis el-Jabal, où frappes aériennes, tirs d’artillerie et opérations de dynamitage se sont succédé. Des bâtiments ont également été détruits à Talloussé et Tayri, tandis que l’aviation israélienne a frappé Sribbine, les environs de Haris et la vallée du Slouqi.

À Mansouri, au sud de Tyr, des habitations ont été entièrement rasées. À Meis el-Jabal, les forces israéliennes ont placé des explosifs dans plusieurs maisons avant de les détruire. La veille, Tsahal avait également incendié l’hôpital gouvernemental de cette localité, provoquant la condamnation du ministère libanais de la Santé.

Une occupation illégale du territoire

Cette intensification intervient après un nouvel incident avec le Hezbollah. Le 19 septembre, deux soldats israéliens ont été légèrement blessés par l’explosion d’un engin contre un véhicule militaire dans la zone occupée par Israël. L’armée israélienne a attribué l’attaque au Hezbollah et affirmé avoir riposté en frappant plusieurs infrastructures du mouvement.

Les tensions touchent également directement l’armée libanaise. Le 18 septembre, soldats libanais et israéliens se sont retrouvés face à face près de Deir Mimas, avant un retrait israélien. Le village avait été soumis quelques heures auparavant à d’importants tirs d’artillerie.

Ces opérations s’inscrivent dans une séquence engagée après la chute de la position stratégique d’Ali al-Taher, autour de laquelle Israël avait concentré ses opérations. Malgré le cessez-le-feu annoncé le 29 juin, les frappes et destructions se poursuivent quotidiennement dans le sud du pays. Selon L’Orient-Le Jour, Israël occupe toujours plus de 600 km² du territoire libanais.