En Allemagne, des soldats ayant des origines russes ou biélorusses se sont vu refuser une affectation à la brigade de Lituanie, le « fer de lance allemand face à Poutine dans les Pays baltes », a rapporté le 18 septembre le quotidien Bild, citant des sources militaires.
« Le service de contre-espionnage militaire identifie un risque élevé concernant les membres de la Bundeswehr ayant des liens avec la Russie ou la Biélorussie », a confirmé au quotidien le ministère fédéral de la Défense, qui affirme que les soldats « ayant des liens familiaux avec la Russie ou la Biélorussie ne sont ni stigmatisés ni désavantagés ».
Obligation de déclaration pour les soldats voyageant en Russie et en Biélorussie
Ces affectations sont refusées après examen des dossiers par le service de contre-espionnage militaire allemand (MAD) qui – relate Bild – « vérifie si l'individu est vulnérable au chantage ou s'il partage une proximité idéologique russe ».
Pour justifier ces refus d’affectation, le ministère allemand a prétexté – toujours selon Bild - que des soldats ou leurs proches résidant en Russie ou en Biélorussie auraient par le passé été « interrogés de manière ciblée et soumis à des pressions lors de séjours dans les pays concernés ».
Pour autant, a précisé le quotidien, ces militaires « sont autorisés à poursuivre leur service, et même à se rendre en Russie », le MAD préconiserait « simplement une obligation de déclaration pour ces voyages ». Quant à leur carrière au sein de la Bunderswehr, ils « sont simplement affectés à des postes ne nécessitant qu'une habilitation de sécurité ».