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Allemagne : les «liens inconditionnels» entre les États-Unis et l’Europe sont «révolus», estime un Merz à deux doigts de prendre la porte

Le chancelier allemand, qui culmine à un niveau d’impopularité sans précédent dans son pays, a affirmé, le 17 septembre, devant des membres de son parti que «l'ère d’amitié» entre les États-Unis de Donald Trump et l'Europe était, dans «un avenir prévisible», terminée.

« Cette ère d’amitié transatlantique inconditionnelle est probablement révolue pour un avenir prévisible », a déclaré le chancelier allemand le 17 septembre à des membres de son parti réunis à Berlin, cité par l’agence Bloomberg et DTS.

« De l’autre côté de l’Atlantique, nous constatons une évolution des mentalités politiques, une réévaluation de l’alliance transatlantique, que nous n’aurions peut-être pas cru possible », a ajouté le responsable allemand, toujours selon l’agence de presse américaine et des médias allemands.

Ces derniers estiment que cette déclaration de Merz, qui joue sa survie politique — voire celle de la CDU elle-même — après les revers électoraux essuyés par son camp lors des dernières régionales, serait « le dernier signe en date de la dégradation des relations transatlantiques sous la présidence américaine de Donald Trump ».

Régionales du 20 septembre : deux nouvelles raclées électorales en perspectives ?

L’inimitié entre les deux hommes est palpable depuis la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le chancelier allemand — connu pour ses propos polémiques — n’hésitant pas à railler la conduite de ce conflit par les États-Unis en déclarant que ces derniers n’avaient « aucune stratégie en Iran ». Dans la foulée, le Pentagone avait annoncé le retrait d’Allemagne de 5 000 de ses soldats.

Après la victoire d’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt, au début du mois, la CDU n’est créditée que de 7 % des intentions de vote dans le dernier sondage réalisé pour l'institut INSA à l’occasion de deux autres élections régionales qui doivent avoir lieu le 20 septembre à Berlin et au Mecklembourg-Poméranie occidentale. En tête du sondage figure l'AfD à 37 %, devant le SPD à 35 %.

S'il avait exclu de démissionner, après la cinglante défaite en Saxe-Anhalt, le site européen de Politico lui a récemment prédit une démission à l'issue de ces probables nouvelles « cuisantes défaites », rappelant sa cote de popularité estimée à seulement 16 %.