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Washington accorde des visas à la délégation iranienne pour l’Assemblée générale de l’ONU

Le Département d’État a confirmé le 17 septembre l’octroi de visas au président Massoud Pezechkian et au ministre Abbas Araghchi pour la semaine de haut niveau à New York, malgré le conflit en cours depuis plus de six mois.

Les États-Unis ont autorisé la « délégation principale » iranienne, ainsi que du personnel essentiel, à se rendre à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies. La décision, annoncée le 17 septembre, intervient alors que Washington et Téhéran sont en guerre depuis le 28 février.

Des restrictions strictes malgré l’obligation d’État hôte

Le Département d’État a justifié cette autorisation par ses obligations d’État hôte du siège de l’ONU. « Conformément à nos obligations en tant que pays hôte, la délégation principale du régime iranien pourra participer à la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies », a déclaré un porte-parole.

La délégation sera toutefois plus réduite que l’année précédente et soumise à des restrictions de mouvement ainsi qu’à une interdiction d’acheter des biens de luxe et d’autres produits, conformément à la politique américaine.

Ces limitations, déjà appliquées l’an dernier, empêchent notamment les déplacements hors d’un périmètre restreint (siège de l’ONU, mission iranienne, résidence de l’ambassadeur et aéroport JFK) et l’accès à des enseignes comme Costco ou Sam’s Club, ce qui ne devrait pas porter un grave préjudice à la délégation Perse.

Aucun élément n’atteste néanmoins de la volonté du président ou du ministre d’aller faire de quelconques courses à New York.

La décision contraste avec le refus, la veille, des visas au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et à sa délégation, pour la deuxième année consécutive.

Le président iranien doit s’exprimer devant l’Assemblée générale, selon certaines sources le mercredi 23 septembre. Des contacts intermittents se poursuivent entre Washington et Téhéran pour tenter de mettre fin au conflit, qui a notamment perturbé le détroit d’Ormuz et contribué à la hausse des prix du pétrole, sans signe de résolution imminente.