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Flambée des prix à la pompe : un règlement européen pourrait venir alourdir la facture

Selon une étude de Wood Mackenzie, la réglementation européenne sur les émissions de méthane pourrait renchérir le coût des importations d'hydrocarbures à partir de 2027, entraînant une hausse des prix à la pompe.

Alors que les entreprises et ménages, à travers le Vieux continent, sont déjà confrontés à une hausse des prix de l’énergie, une réglementation européenne censée lutter contre le réchauffement climatique pourrait venir empirer la situation.

À compter du 1er janvier 2027, le règlement européen 2024/1787 va imposer aux importateurs de pétrole, de gaz et de charbon de démontrer que leurs fournisseurs disposent de systèmes de mesure, de surveillance et de vérification des émissions de méthane équivalents à ceux exigés aux producteurs européens.

Des exigences bruxelloises qu'une part importante des producteurs mondiaux ne serait pas en mesure de satisfaire, selon le cabinet de conseil Wood Mackenzie, a rapporté ce 17 septembre Le Figaro.

D’après l’un de ces scénarios, en 2027, pas moins de 43 % des importations européennes de gaz et 87 % de celles d’or noir pourraient être considérées comme non conformes.

Cette nouvelle coupe, en Europe, dans le nombre de fournisseurs disponibles pourrait conduire à une hausse des cours. Wood Mackenzie estime ainsi qu’en raison de cette réglementation, le prix du brut importé dans le Vieux continent pourrait augmenter de 11 %, avec une hausse potentielle de 24 % sur les prix à la pompe pour l'essence et de 16 % pour le diesel.

Sans surprise, plusieurs États membres ont demandé à Bruxelles de faire preuve de souplesse. En juin, dix-sept d’entre eux, dont la République tchèque, la Slovaquie et la Roumanie, ont appelé à reporter de trois ans certaines obligations concernant les importations d’hydrocarbures, mettant en garde contre des mesures qui pourraient menacer la sécurité énergétique de l’Europe.

Égale à elle-même, la Commission von der Leyen s'est jusqu'ici opposée à tout report général, se contentant de publier des recommandations présentées comme devant faciliter la mise en œuvre de cette énième réglementation européenne.

Face à cet objectif de Bruxelles, de grandes compagnies ont déjà engagé des programmes de réduction de leurs émissions de méthane, notamment TotalEnergies affirme avoir diminué ses émissions de 60 % depuis 2020, avec un objectif de -80 % en 2030.