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Golfe : Washington frappe le pétrole iranien et alimente l’escalade (VIDEOS)

Les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens, exerçant désormais une pression dirigée contre les revenus pétroliers de Téhéran. L'Iran a riposté contre une base utilisée par Washington en Jordanie et affirme avoir visé des navires à Ormuz. L'escalade fragilise la navigation régionale et pousse les cours du pétrole vers les 100 dollars.

Mardi 8 septembre, Washington a franchi une nouvelle étape dans l'escalade qui l'oppose à Téhéran en frappant cinq pétroliers iraniens. Les autorités américaines affirment avoir agi en représailles à deux tentatives iraniennes de frapper un navire de guerre américain avec des missiles balistiques. Aucun militaire américain n'a pourtant été touché.

La réponse américaine va ainsi bien au-delà de la protection de ses forces. En ciblant directement des navires transportant du pétrole, Washington s’attaque à l’une des principales sources de revenus de l’Iran et poursuit sa stratégie visant à couper les exportations du pays. Le secrétaire d’État Marco Rubio a menacé : à chaque tentative iranienne contre un bâtiment américain, Téhéran « perdra des pétroliers ».

L’Iran a répondu dans la nuit du 8 au 9 septembre en tirant vingt missiles balistiques contre la base d’al-Azraq, en Jordanie, utilisée par les forces américaines. Amman assure en avoir intercepté dix-huit, les deux autres étant tombés dans des zones inhabitées. Aucun mort n’a été signalé. Les Gardiens de la révolution affirment également avoir attaqué dix navires dans le détroit d’Ormuz, dont deux bâtiments américains et huit pétroliers.

Manque de vision des Américains

Cette nouvelle séquence souligne surtout les contradictions de la stratégie américaine. Washington affirme vouloir garantir la liberté de navigation et maintenir les flux énergétiques, tout en détruisant des pétroliers iraniens et en cherchant à bloquer les exportations de Téhéran. Le résultat immédiat est une insécurité accrue dans le Golfe : le trafic à Ormuz est fortement perturbé et le Brent approche désormais les 100 dollars le baril.

Après six mois de guerre, chaque riposte semble désormais préparer la suivante, avec les États du Golfe et les grandes routes énergétiques mondiales directement exposés aux conséquences de ce bras de fer.