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Yémen : les forces gouvernementales relancent la bataille pour Sanaa (VIDEO)

Le gouvernement yéménite soutenu par Riyad a lancé une contre-offensive sur plusieurs fronts avec l’objectif déclaré de reprendre Sanaa aux Houthis. Les combats atteignent leur niveau le plus élevé depuis la trêve de 2022. Depuis le 23 août, l’OMS recense déjà au moins 728 morts ou blessés et des dizaines de milliers de déplacés.

Les forces loyales au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale ont lancé plusieurs contre-attaques contre les Houthis, avec l’objectif affiché de reprendre Sanaa, aux mains du mouvement depuis 2014. Les affrontements se sont intensifiés dans les provinces de Taëz, al-Bayda et surtout al-Jawf, considérée comme l’un des principaux accès vers la capitale.

Appuyées par l’Arabie saoudite, les forces gouvernementales disent avoir mené des frappes de roquettes et de drones et revendiquent des avancées sur plusieurs fronts. Les Houthis affirment de leur côté avoir repoussé une offensive à al-Jawf et accusent Riyad d’avoir frappé une prison à al-Hazm, faisant au moins sept morts. L’Arabie saoudite dénonce parallèlement des attaques houthies ayant blessé 73 civils dans le sud du royaume.

Plus de 700 morts

Cette nouvelle phase marque l’escalade la plus grave depuis la trêve négociée sous l’égide de l’ONU en 2022. Les combats, relancés en juillet, se sont progressivement étendus de Taëz et Hodeïda vers Marib, al-Dhalea, al-Jawf et al-Bayda. Cette dernière province occupe une position stratégique au centre du pays, tandis qu’al-Jawf ouvre à la fois sur Sanaa, la frontière saoudienne et Saada, bastion historique des Houthis.

La confrontation s’étend également à la mer Rouge. Les Houthis ont décrété un blocus contre les navires saoudiens transitant par Bab el-Mandeb, passage devenu encore plus stratégique pour Riyad depuis les restrictions iraniennes dans le détroit d’Ormuz.

Le coût humain augmente rapidement. L’OMS fait état d’au moins 728 morts ou blessés depuis le 23 août et d’environ 21 000 déplacés à Taïz depuis jeudi. Malgré des bilans contradictoires et difficiles à vérifier, le gouvernement de Rashad al-Alimi affirme vouloir poursuivre l’offensive jusqu’au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du Yémen.