À Gaza, des centaines de Palestiniens se sont rassemblés dimanche pour des funérailles collectives après la découverte des dépouilles de 100 personnes, dont 62 enfants, sous les décombres d’immeubles détruits lors de frappes israéliennes.
Les corps ont été retrouvés dans le quartier d’al-Zeitoun, dans la ville de Gaza. Selon la Défense civile palestinienne, 55 victimes appartenaient à la famille Malaka, tuée lors d’une frappe aérienne en novembre 2023. D’autres membres des familles Irahem, Qanbour, Balawi et Dahdouh figuraient parmi les victimes. D’après Al Jazeera, aucun corps complet n’a pu être récupéré sur certains sites, les opérations de recherche ayant été fortement entravées.
Des enterrements de la honte
Les proches et habitants du quartier se sont réunis devant la mosquée Imam al-Shafi avant d’accompagner les dépouilles, enveloppées de drapeaux palestiniens, jusqu’au cimetière al-Maamadani, où elles ont été enterrées dans des fosses communes.
Depuis plusieurs mois, les équipes de secours tentent de retrouver les corps encore ensevelis à travers l’enclave. Ces opérations restent particulièrement difficiles en raison du manque d’engins lourds, une partie du matériel ayant été détruite pendant les combats ou n’ayant pas pu entrer dans Gaza.
Selon les autorités sanitaires locales, au moins 73 651 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre 2023. Le comité gouvernemental chargé des personnes disparues affirme de son côté qu’environ 6 000 cas ont été officiellement enregistrés, mais estime que le nombre réel pourrait approcher 15 000.
En août, les restes de 112 personnes des familles Abu Sharia et al-Hasayna avaient déjà été retrouvés dans le quartier de Sabra, près de trois ans après une frappe ayant fait plus de 300 morts. Ces découvertes successives montrent l’ampleur du travail qui reste à accomplir pour identifier et exhumer les victimes toujours ensevelies sous les ruines.