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Liban-Sud : les frappes israéliennes s’intensifient autour de Nabatiyé

Le Liban-Sud subit depuis le 6 septembre une forte intensification des bombardements israéliens, notamment autour de Nabatiyé. Au moins 18 personnes ont été tuées en une journée, dont deux enfants et deux secouristes.

Depuis vingt-quatre heures, le Liban-Sud connaît une nouvelle poussée de violence, particulièrement concentrée autour de Nabatiyé. Les bombardements israéliens se sont succédé depuis dans la nuit de dimanche à lundi, touchant plusieurs localités au nord comme au sud du Litani.

À Nabatiyé et dans ses environs, des raids ont visé Kfar Rumman, Nabatiyé el-Faouqa, Arabsalim et la colline de Dabché. Le 6 septembre, au moins sept personnes ont été tuées dans la région. L’hôpital Ghandour, fermé depuis plusieurs années mais encore équipé, a également été entièrement détruit. Israël affirme que le bâtiment abritait un centre de commandement du Hezbollah. À Arabsalim, deux femmes ont péri dans une frappe, tandis qu’un tir de drone sur des véhicules à Nabatiyé el-Tahta a fait trois morts.

Le déferlement d'Israël

L’escalade s’est poursuivie après minuit. À Kfar Rumman, un bombardement contre un immeuble résidentiel a tué neuf personnes, dont deux enfants, et blessé cinq autres. Peu après, une frappe de drone contre un véhicule civil a tué deux secouristes, selon l’Agence nationale d’information libanaise. Au total, au moins 18 personnes ont ainsi été tuées depuis le 6 septembre dans les frappes israéliennes.

Les opérations ne se limitent pas au caza de Nabatiyé. À Mansouri, dans le caza de Tyr, l’armée israélienne a multiplié les dynamitages, tandis que des frappes et tirs d’artillerie ont également été signalés vers Wadi Slouki, Talloussa, Rchaf, Kounine et Deir Seriane.

Cette séquence survient quelques jours après la prise annoncée par Israël de la crête stratégique d’Ali Taher. Tel Aviv accuse le Hezbollah d’avoir tenté plusieurs attaques de drones contre ses forces et présente ses frappes comme destinées à neutraliser les infrastructures du mouvement. Mais l’intensité et l’extension géographique des bombardements font désormais craindre une nouvelle phase d’escalade au Liban-Sud, malgré le cessez-le-feu conclu en juin.