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Yémen : de violents combats opposent les Houthis aux forces gouvernementales (VIDEO)

Treize soldats gouvernementaux ont été tués lors de combats terrestres contre les Houthis dans l'ouest du Yémen, notamment entre Hodeïda et Taëz. Les rebelles ont par ailleurs tiré 14 missiles balistiques et lancé plusieurs drones contre des zones tenues par le gouvernement.

Treize membres des forces gouvernementales yéménites, dont deux officiers, ont été tués le 3 septembre lors de violents affrontements avec les Houthis dans l’ouest du pays. Selon une source militaire, l’essentiel des pertes a été enregistré sur les lignes de front entre Mokha, sur la mer Rouge, et Taëz, plus à l’intérieur des terres. D’autres soldats ont péri dans des combats près du littoral.

Les forces gouvernementales accusent les rebelles d’avoir lancé une offensive destinée à gagner du terrain autour du détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d’Aden. Les combats se concentrent notamment dans l’ouest de Taëz, où les Houthis ont renforcé ces dernières semaines leurs effectifs et leurs capacités militaires.

Reprise d'une guerre ouverte ?

Le 3 septembre, l’armée yéménite a également affirmé que les Houthis avaient tiré 14 missiles balistiques, accompagnés d’attaques de drones, contre des secteurs contrôlés par le gouvernement dans les provinces de Taëz et Hodeïda. Plusieurs drones auraient été abattus par les défenses aériennes progouvernementales.

Cette nouvelle flambée survient après plusieurs semaines d’escalade. Depuis début août, les Houthis ont multiplié les frappes contre Mokha, Marib et plusieurs positions gouvernementales. Le port de Mokha, situé à proximité immédiate de Bab el-Mandeb, a notamment été visé à plusieurs reprises par des missiles et des drones, faisant plusieurs morts.

Le risque d’un embrasement plus large inquiète désormais l’ONU. Le 13 août, son émissaire pour le Yémen, Hans Grundberg, estimait que le pays faisait face à son plus grand risque de retour à une guerre de grande ampleur depuis la trêve négociée en 2022.

L’enjeu dépasse le seul front intérieur : Bab el-Mandeb constitue l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. Une extension des combats sur sa rive yéménite pourrait encore perturber la navigation commerciale en mer Rouge.