Benjamin Netanyahou a réaffirmé le 2 septembre qu’Israël entend maintenir sa présence militaire dans une large partie de la bande de Gaza. En visite dans l’enclave palestinienne, la première depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, le Premier ministre israélien a rencontré des soldats déployés près de la « ligne jaune », qui marque la limite des zones toujours contrôlées par l’armée.
« Nous contrôlons 60 % de la bande de Gaza et nous ne nous arrêterons pas », a déclaré Benjamin Netanyahou, assurant qu’Israël n’avait pas l’intention de se retirer des secteurs occupés. Il a également réaffirmé deux objectifs prioritaires : le désarmement du Hamas et la démilitarisation du territoire palestinien.
Une occupation durable
Cette position survient alors que le devenir de la présence militaire israélienne reste au cœur des discussions sur l’après-guerre. Le plan défendu par le président américain Donald Trump prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes en contrepartie du désarmement du Hamas. Le mouvement islamiste a accepté le texte dans sa version publiée par le « Conseil de paix », mais Israël refuse de s’engager sur un retrait tant qu’il ne considère pas le Hamas comme « véritablement » désarmé.
La visite de Benjamin Netanyahou s'inscrit également en pleine campagne pour les élections législatives israéliennes, dans un contexte politique serré. Le Premier ministre cherche à défendre sa ligne sécuritaire et à convaincre qu’un maintien militaire à Gaza reste nécessaire pour empêcher toute nouvelle menace contre Israël.
Sur le terrain, la trêve demeure très fragile. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne poursuit régulièrement ses frappes et opérations dans l’enclave. Depuis octobre 2025, au moins 1 334 Palestiniens ont été tués, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres sont considérés comme fiables par l’ONU. L’armée israélienne fait état de cinq soldats tués ainsi que d’un employé civil sous contrat.