Les forces israéliennes ont démoli plusieurs habitations palestiniennes en Cisjordanie occupée, tandis que les violences de colons se poursuivent et que l’Union européenne envisage de nouvelles mesures commerciales contre les colonies israéliennes.
À Birzeit, au nord de Ramallah, deux immeubles résidentiels ont été détruits par l’armée israélienne, qui affirme qu’ils avaient été construits sans permis. À Naplouse, un bulldozer a rasé une maison de deux étages et un bâtiment de trois étages encore en construction. Dans le même temps, des colons israéliens ont attaqué le village de Burqa, à l’est de Ramallah. Selon des témoins cités par Al Jazeera, ils sont entrés dans le village par plusieurs directions, ont agressé des habitants, tenté d’incendier des véhicules et volé du bétail.
Un coup d'épée dans l'eau ?
Cette nouvelle séquence intervient alors que l’ONU alerte sur un niveau inédit de violences commises par les colons. Son bureau des droits de l’homme estimait le mois dernier que ces attaques avaient atteint un « niveau record », dans un contexte d’expansion continue des implantations israéliennes.
Le dossier arrive désormais sur la table européenne. Réunis pendant deux jours en Irlande, les ministres des Affaires étrangères de l’UE doivent discuter de la colonisation et des violences en Cisjordanie. Dublin, qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE, souhaite pousser les Vingt-Sept vers une action commune sur les produits issus des colonies.
Trois pistes ont été évoquées dans un document confidentiel de la Commission européenne cité par Reuters : licences d’importation, droits de douane fortement dissuasifs ou interdiction pure et simple. L’UE impose déjà un étiquetage spécifique à ces marchandises, mais n’en interdit pas l’importation. Une décision commune reste néanmoins difficile, les États membres demeurant profondément divisés sur la politique à adopter vis-à-vis d’Israël.