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Washington rallume la guerre avec l'Iran après un mois d’accalmie

Après près d’un mois sans frappes directes, les États-Unis ont bombardé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak, faisant deux morts. Téhéran a riposté contre des installations accueillant des forces américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Cette nouvelle escalade menace l’accalmie autour du détroit d’Ormuz et fait remonter le Brent.

Après près d’un mois sans frappes américaines directes contre l’Iran, Washington a de nouveau attaqué le territoire iranien dimanche 30 août, faisant planer le risque d’une nouvelle escalade dans un conflit qui dure désormais depuis six mois.

Le Centcom affirme avoir détruit deux lanceurs sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Selon l’armée américaine, des membres des Gardiens de la révolution s’apprêtaient à lancer des projectiles transportant des mines marines dans cette voie stratégique. L’attaque américaine a fait deux morts et deux blessés, selon l’agence iranienne Tasnim.

Une énième rupture 

Téhéran a rapidement riposté. Les Gardiens de la révolution ont annoncé avoir visé des installations accueillant des forces américaines sur deux bases aériennes en Jordanie. Amman affirme avoir intercepté huit missiles entrés dans son espace aérien. Lundi 31 août, l’Iran a également revendiqué l’envoi de dizaines de drones contre la base d’Al Minhad, aux Émirats arabes unis, où sont stationnées des forces américaines.

Cette reprise des bombardements intervient alors que l’intensité des combats avait nettement diminué ces dernières semaines. Elle expose de nouveau les alliés régionaux de Washington aux représailles iraniennes et fragilise davantage la sécurité du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Un pétrolier aurait par ailleurs heurté deux mines dans le détroit lundi 31 août, selon les Gardiens de la révolution.

L’agression américaine apparaît également en contradiction avec la volonté affichée récemment par Donald Trump de privilégier l’asphyxie économique de Téhéran. Washington vient notamment de renforcer ses sanctions secondaires contre les partenaires commerciaux de l’Iran.

Déclenchée le 28 février par des frappes conjointes américaines et israéliennes contre l’Iran, la guerre avait connu une première accalmie après le cessez-le-feu d’avril, puis une nouvelle rupture en juillet. La reprise des frappes américaines menace désormais d’ouvrir un nouveau cycle de représailles. Les marchés ont immédiatement réagi : le Brent a brièvement dépassé 90 dollars le 31 août.