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Retour sur la Lune : la NASA reconnaît qu'elle ne peut pas y arriver seule

La NASA prépare le retour d'astronautes américains sur la Lune en s'appuyant largement sur le secteur privé. Son directeur, Jared Isaacman, estime que l'agence ne pourra pas mener seule ses ambitions et mise sur SpaceX, Blue Origin, Axiom Space et d'autres partenaires pour respecter son calendrier lunaire jusqu'en 2028.

La NASA ne pourra pas ramener seule des astronautes sur la Lune et compte, pour y parvenir, sur une coopération étroite avec des entreprises aérospatiales privées, a déclaré, le 29 août, son directeur, Jared Isaacman, dans une interview accordée à Fox News.

Selon lui, l'ampleur des ambitions américaines dans l'espace impose de réunir les capacités de l'agence, celles des entreprises commerciales, les innovations développées par le secteur technologique ainsi que des capitaux privés. Cette coopération devrait notamment permettre aux États-Unis de conserver leur position de leader dans la nouvelle course à l'espace.

La NASA reste directement mobilisée sur plusieurs éléments essentiels du programme Artemis. Jared Isaacman a indiqué que les équipes de l'agence travaillaient sur le lanceur SLS destiné à la mission Artemis III, tout en poursuivant la préparation du vaisseau Orion.

Une partie importante du programme repose toutefois sur des partenaires privés. Les combinaisons spatiales prévues pour la mission sont développées par Axiom Space, tandis que les systèmes d'atterrissage sont confiés à SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, et à Blue Origin, celle de Jeff Bezos.

La mission Artemis III est actuellement prévue pour 2027. Dans ce cadre, la NASA entend tester en orbite terrestre basse les systèmes commerciaux d'atterrissage conçus par SpaceX et Blue Origin. L'étape suivante doit intervenir en 2028 avec Artemis IV, mission au cours de laquelle des astronautes américains doivent de nouveau fouler la surface de la Lune.

La NASA maintient ainsi son objectif d'un retour humain sur le sol lunaire en 2028. Jared Isaacman a assuré que l'agence était extrêmement confiante dans sa capacité à respecter cette échéance. Il a également promis que la NASA communiquerait de manière ouverte et transparente si le calendrier ou les plans du programme venaient à évoluer.