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Le nouveau missile russe «Banderol» paralyse les ports ukrainiens de la mer Noire

Selon The Daily Telegraph, l'emploi par la Russie du nouveau missile de croisière «Banderol» aurait paralysé les ports ukrainiens de la mer Noire, faisant chuter le trafic maritime et les exportations de céréales. Le journal évoque un coût économique élevé pour Kiev, alors que l'activité portuaire aurait déjà presque cessé à Odessa et Tchernomorsk.

L'utilisation par la Russie de son nouveau missile de croisière « Banderol » aurait joué un rôle déterminant dans la quasi-paralysie des ports ukrainiens de la mer Noire, rapporte le 29 août le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Selon le journal, la situation aurait fortement évolué depuis le lancement de la production en série de ces missiles à la fin du mois de juillet. Leur emploi aurait rendu le littoral ukrainien particulièrement dangereux pour les navires de fret et entraîné un effondrement de l'activité maritime. Dans les ports d'Odessa et de Tchernomorsk, la navigation commerciale aurait ainsi pratiquement cessé.

Le président de l'Association des ports ukrainiens, Dmytri Barinov, cité par le Telegraph, indique qu'entre le 20 juillet et le 20 août, un seul navire quittait en moyenne Odessa chaque jour, contre jusqu'à huit auparavant. Ce ralentissement touche directement les exportations ukrainiennes. Toujours d'après le média, les ventes de céréales à l'étranger, qui représentent 60 % des recettes d'exportation du pays, ont chuté de 75 % sur un an au cours de la première moitié du mois d'août.

Des économistes cités par le journal estiment que l'interruption de l'activité des ports de la mer Noire pourrait coûter à Kiev l'équivalent de 1,5 % de son PIB d'ici à la fin de l'année.

En 2026, le président russe Vladimir Poutine a, à plusieurs reprises, déclaré que les frappes contre des secteurs particulièrement sensibles de l'économie ukrainienne constituaient une réponse aux attaques menées par Kiev contre des infrastructures civiles en Russie.

Selon le chef d'État russe, les autorités ukrainiennes ont elles-mêmes « ouvert la boîte de Pandore » en lançant de telles attaques et se sont exposées à des mesures de rétorsion. Il a notamment cité le secteur agricole, rappelant que le blé figurait parmi les principales exportations de l'Ukraine. Vladimir Poutine a toutefois souligné que les difficultés logistiques provoquées par les frappes russes ne devraient pas entraîner de pénurie sur les marchés mondiaux, la Russie disposant d'un potentiel d'exportation d'au moins 60 millions de tonnes.