Israël a menacé dimanche 23 août d’intensifier ses opérations dans la bande de Gaza si les lancements de cerfs-volants, ballons et drones depuis l’enclave palestinienne se poursuivaient, faisant planer une nouvelle menace sur la fragile trêve en vigueur depuis octobre 2025.
Ces derniers jours, une dizaine d'engins auraient été récupérés côté israélien. Quatre cerfs-volants ont notamment été retrouvés le 22 août dans des localités proches de Gaza, tandis qu'un autre a été intercepté le 23 août par l'armée. Aucun ne transportait d'explosifs. Selon les médias israéliens, l'armée soupçonne néanmoins le Hamas d'être à l'origine de ces lancements, potentiellement pour tester la réaction des autorités israéliennes.
Israël cherche un prétexte
Le Hamas a de son côté accusé Israël d'utiliser ces lancements comme « prétexte » pour justifier des frappes aériennes menées dimanche dans le centre de Gaza, au cours desquelles trois personnes ont été tuées selon la défense civile locale. L'épisode ravive par ailleurs le souvenir des campagnes de ballons et cerfs-volants incendiaires lancés depuis Gaza au cours des années précédentes, qui avaient provoqué de nombreux incendies dans les terres agricoles du sud d'Israël.
Après une réunion avec les principaux responsables militaires et sécuritaires du pays, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont adressé un avertissement au Hamas. Si les lancements ne cessent pas, l'armée pourrait renforcer ses opérations ciblées contre ses responsables et ordonner l'évacuation des habitants des secteurs de Gaza depuis lesquels ces engins seraient envoyés.
Les communautés israéliennes situées autour de l'enclave réclament également une réaction rapide. Plusieurs de ces localités avaient été directement frappées lors de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui avait déclenché l'offensive israélienne dévastatrice dans la bande de Gaza.
Cette nouvelle tension survient alors qu'une trêve précaire tient depuis octobre 2025. Les pays médiateurs tentent toujours de faire progresser l'application du plan de paix soutenu par Washington. Une reprise de l'escalade militaire pourrait fragiliser davantage ce processus.