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Liban-Sud : les villages frontaliers pris au piège de la guerre

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, affirme que le soutien aux villages frontaliers isolés du Liban-Sud constitue une «priorité nationale». Les forces israéliennes poursuivent leurs bombardements et destructions dans plusieurs localités, notamment à Haddatha, Nabatiyé et Mansouri. La Finul alerte sur la situation des civils.

Les destructions se poursuivent dans le sud du Liban, où plusieurs villages frontaliers restent isolés par l'occupation israélienne. Le 20 août, le Premier ministre, Nawaf Salam, a réaffirmé que leur soutien constituait une « priorité nationale », alors que certaines localités encore habitées font face à des conditions de vie particulièrement difficiles.

Recevant les présidents des municipalités de Rmeich et Debl, deux villages chrétiens où plusieurs milliers d'habitants sont restés, Nawaf Salam a insisté sur la nécessité de maintenir des voies d'accès sûres permettant l'acheminement des produits de première nécessité. Depuis la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, ces localités dépendent largement d'aides extérieures, dont l'arrivée reste sporadique en raison des restrictions imposées dans la zone frontalière occupée.

Israël s'acharne

Le ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, a également reçu des représentants municipaux du Sud, assurant que les villages détruits seraient reconstruits. La Finul a de son côté alerté sur les conséquences du conflit pour les civils et a affirmé poursuivre ses patrouilles, ses missions de surveillance et sa coordination avec les acteurs humanitaires jusqu'à la fin de son mandat prévu en décembre.

Sur le terrain, les opérations israéliennes se poursuivent toute la journée du 20 août. Des maisons ont notamment été dynamitées à Haddatha, tandis que des explosions ont été signalées à Zaoutar el-Charqiyé, Khiam et Tiri. Des tirs d'artillerie ou de mitrailleuses ont également touché Talloussé, Markaba, Houla, Chakra, Mansouri, Baraachit et Meis el-Jabal. Nabatiyé et les environs de la colline stratégique d'Ali Taher ont par ailleurs subi plusieurs raids nocturnes.

Dans ce contexte, le Hezbollah a une nouvelle fois rejeté l'accord-cadre conclu en juin entre Beyrouth et Israël, qui prévoit la création de « zones pilotes » dans lesquelles l'armée libanaise serait chargée de désarmer le mouvement. Son bloc parlementaire a appelé les autorités à abandonner les négociations, accusant Israël d'utiliser le processus pour poursuivre ses opérations militaires.