Selon quatre responsables anonymes cités par Politico, Andy Burnham, devenu Premier ministre le 20 juillet 2026 , a communiqué par messages avec quelqu'un qu'il croyait être Susie Wiles, l'une des plus proches conseillères de Donald Trump, avant de soupçonner une usurpation d'identité. « Quelques messages » seulement ont été échangés, « sans aucune importance », a précisé une source. Aucune conversation téléphonique n'a eu lieu.
Le dirigeant britannique a fini par se méfier et a interrompu l'échange, qui a immédiatement été signalé aux autorités compétentes.
L'ambassade britannique à Washington a jugé l'affaire suffisamment préoccupante pour en informer la Maison Blanche. À Londres, certains craignaient un nouveau piratage du téléphone de Susie Wiles. Un responsable de la Maison Blanche a cependant affirmé à un journaliste de la BBC que « cet incident n'avait rien à voir avec le piratage des appareils de la cheffe de cabinet ».
Un responsable de la Maison Blanche a indiqué que l'incident rapporté, au cours duquel le Premier ministre Burnham a échangé des messages avec une personne se faisant passer pour Susie Wiles, « n'avait rien à voir » avec le piratage de son téléphone portable.
Downing Street s'est contenté d'indiquer : « Nous ne commentons pas les questions de sécurité nationale ».
L'affaire rappelle un précédent. En 2025, le FBI avait ouvert une enquête après que des sénateurs, gouverneurs et dirigeants d'entreprises américains eurent reçu des textos et appels d'une personne se faisant passer pour Susie Wiles. Selon le Wall Street Journal , ses contacts téléphoniques personnels avaient été compromis.
Susie Wiles avait alors demandé à ses interlocuteurs d'ignorer tout message ne provenant pas de son numéro habituel.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes britanniques se sont indignés de cette faille de sécurité. Vivienne Audrey Beaumont a ainsi réagi : « Burnham s'est fait avoir par une imitation de Susie Wiles et, comme par magie, Downing Street minimise l'incident. Du grand classique. De l'incompétence suivie d'une tentative de limiter les dégâts. »
Le contenu exact des échanges avec le Premier ministre britannique et la date précise restent inconnues. L'incident survient alors que les relations entre Londres et Washington sont sous surveillance, après l'arrivée d'Andy Burnham à Downing Street et les déclarations de Donald Trump sur l'énergie en mer du Nord.