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Guerre à Gaza : Netanyahou annonce le rejet par Israël du plan américain accepté par le Hamas

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré ce 9 août qu'Israël «rejette» le plan américain pour Gaza, accepté par le Hamas. Il a ajouté que Tsahal ne se retirerait pas de l’enclave palestinienne tant que le Hamas ne serait pas «véritablement désarmé».

Israël « rejette » la dernière feuille de route américaine, a annoncé ce 9 août le Premier ministre Benjamin Netanyahou, lors d'une réunion du cabinet. Le leader du Likoud, qui a toujours exigé la reddition du Hamas, a par ailleurs martelé que l’armée israélienne « n’effectuera aucun retrait » de l’enclave palestinienne « tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé ».

« Tant que je serai Premier ministre, aucun État palestinien ne sera établi, ni à Gaza, ni en Judée-Samarie », aurait-il par ailleurs déclaré – utilisant le nom biblique de la Cisjordanie – en ouverture de cette réunion, a rapporté le quotidien israélien Haaretz.

Présentée fin juillet par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, ce projet d’accord, accepté par le Hamas, était censé lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza. Dans ses grandes lignes, du moins celles publiées, l’accord prévoyait que le Hamas remette ses armes à un comité palestinien de gouvernance en cours de création en contrepartie du retrait progressif de Tsahal de Gaza.

Le Hamas appelle Washington à faire pression sur Netanyahou

Si Israël avait fait part de ses « inquiétudes » à Washington quant à un « désarmement fictif », il en allait de même du Hamas qui s’était fait insistant quant au fait qu’il n’appliquerait l’accord que si l’État hébreu respectait sa part.

Dans la foulée de cette annonce de Benjamin Netanyahou, ce 9 août, le mouvement palestinien a appelé Washington à faire pression sur le chef du gouvernement israélien afin qu’il revienne sur son rejet, selon un responsable du Hamas, cité par l’AFP.

« Nous attendons des médiateurs et du garant américain qu’ils fassent pression sur Netanyahou et son gouvernement afin qu’ils respectent la feuille de route et n’entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale », a-t-il affirmé auprès de l’agence de presse française.