Les États-Unis ont mené une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires iraniennes, marquant la onzième nuit consécutive d'opérations. Une alerte aérienne a été déclenchée à Téhéran tandis que le président américain Donald Trump a affirmé que Washington n'en avait « pas fini » avec cette guerre, laissant entendre que de nouvelles attaques pourraient viser prochainement le complexe nucléaire souterrain du site de Kuh-e Kolang Gaz La, dit « Mont de la Pioche », dans le centre de l'Iran.
Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ces frappes visent à réduire les capacités militaires iraniennes susceptibles de menacer la navigation dans le détroit d'Ormuz. Ce passage maritime est stratégique, puisqu'il concentre une part essentielle des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Les tensions autour de cette voie commerciale ont ravivé les affrontements entre Washington et Téhéran début juillet, mettant fin au protocole d'accord conclu en juin dans l'espoir d'un règlement durable.
Un conflit qui s'enlise
Les combats s'inscrivent dans la continuité du conflit déclenché le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, avant un cessez-le-feu intervenu en avril. Depuis la reprise des hostilités, les affrontements se sont intensifiés sur plusieurs fronts.
Selon l'Associated Press, plus de 500 militaires américains ont été blessés au cours des opérations contre l'Iran. Parallèlement, l'agence iranienne Fars a rapporté que des drones iraniens avaient visé des installations américaines dans plusieurs pays. L'armée iranienne affirme également avoir frappé des dépôts de munitions et des infrastructures logistiques relevant du commandement des forces terrestres américaines sur une base située dans l'ouest du Koweït.
De leur côté, les forces américaines indiquent avoir pris pour cible plusieurs infrastructures militaires iraniennes, notamment des postes de commandement, des installations navales, des hangars abritant des aéronefs, des dépôts de drones ainsi que des centres logistiques.
Alors que les déclarations de Donald Trump laissent présager une poursuite des opérations, la perspective d'une nouvelle escalade militaire alimente les inquiétudes quant aux conséquences régionales et au coût humain et financier croissant de ce conflit.