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Les frappes américaines contre l'Iran font plus de 30 morts et au moins 260 blessés parmi les civils

Les États-Unis ont repris leurs frappes, faisant de nombreuses victimes civiles en Iran. Téhéran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz. Les sanctions américaines se renforcent, tandis que Donald Trump évoque de nouvelles frappes contre des infrastructures civiles iraniennes.

Pour le quatrième jour consécutif, Washington bombarde l'Iran, ce qui fragilise le cessez-le-feu conclu le 17 juin et les négociations engagées en Suisse.

Le 14 juillet, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé une nouvelle vague de bombardements contre des infrastructures militaires iraniennes situées près du détroit d'Ormuz et des côtes du pays. Selon Washington, cette opération, qui a duré près de sept heures, visait à réduire les capacités iraniennes susceptibles de menacer la navigation commerciale et les équipages civils.

Pendant cette attaque de sept heures, des avions de combat, des drones et des navires américains ont utilisé des munitions contre des sites de missiles et de drones, des capacités navales ainsi que des systèmes de défense côtière. Les bombardements américains ont fait au moins 30 victimes civiles dans le sud de l'Iran, a rapporté la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani. Les frappes ont également fait plus de 260 blessés.

Œil pour œil, dent pour dent

Ces frappes interviennent alors que les États-Unis ont rétabli un blocus naval des ports iraniens, une décision qui accentue encore la pression sur Téhéran. En revanche, Donald Trump a finalement renoncé à son projet d'instaurer une taxe de 20 % sur les marchandises transitant par le détroit d'Ormuz.

De son côté, l'Iran affirme avoir mené des frappes contre plusieurs installations militaires américaines au Koweït, en Jordanie et à Bahreïn, en représailles aux bombardements américains. Téhéran indique avoir visé la base d'Al-Azraq en Jordanie, un centre logistique américain à Mina Abdullah au Koweït ainsi que des infrastructures de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.

La Jordanie affirme toutefois avoir intercepté trois missiles balistiques iraniens avant qu'ils n'atteignent leur cible. L'Iran a également publié des images satellites montrant les conséquences de l'attaque contre la base aérienne américaine d'Al-Udeid, au Qatar. L'attaque aurait visé un hangar où sont entretenus les avions de chasse.

Les Gardiens de la révolution ont affirmé que le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'à la fin des « actes d'agression » américains. Ils ont également menacé d'étendre les perturbations à d'autres voies stratégiques d'exportation de pétrole et de gaz, estimant que « les exportations de la région seront accessibles soit à tous, soit à personne ».

Parallèlement, Washington a renforcé son arsenal de sanctions économiques en ciblant le réseau pétrolier attribué à Mohammad Hossein Shamkhani. Une cinquantaine de personnes et d'entreprises, ainsi qu'une vingtaine de navires liés à ce réseau, sont désormais visés. 

Donald Trump a également renforcé son discours en menaçant de nouvelles frappes contre les infrastructures civiles iraniennes. Sur Fox News, le président américain a déclaré le 14 juillet que les centrales électriques et les ponts pourraient être les prochaines cibles si aucun accord n'était trouvé rapidement avec Téhéran. « Les frappes se poursuivront jusqu'à ce que je dise que cela suffit », a-t-il menacé.

Cette nouvelle escalade militaire et économique éloigne un peu plus la perspective d'un règlement diplomatique et fait craindre une extension du conflit à l'ensemble du Golfe, où transite une partie essentielle du commerce énergétique mondial.