Dans une interview accordée au National News le 10 juillet, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que la Russie devrait prendre part aux discussions concernant les systèmes de défense antiaérienne S-400, puisqu'ils avaient été achetés auprès de Moscou. Il a indiqué qu'un dialogue constructif avec la partie russe était absolument nécessaire.
Interrogé sur une éventuelle revente des S-400, le chef de la diplomatie turque a précisé qu'il n'était pas en mesure d'évoquer un pays précis ou un processus concret, tout en rappelant que les présidents des deux pays partageaient une volonté politique sur ce dossier.
Hakan Fidan s'est également montré convaincu que la Turquie ne rencontrerait aucune difficulté pour récupérer les chasseurs F-35. Il a rappelé que son pays les avait déjà payés et a assuré que les appareils attendaient d'être livrés.
Les États-Unis avaient exclu la Turquie du programme F-35 après l'acquisition des systèmes russes S-400. Washington avait demandé à Ankara d'abandonner ces équipements au profit des systèmes américains Patriot, mais les autorités turques avaient refusé.
En décembre 2025, le président américain, Donald Trump, avait indiqué que les États-Unis examinaient sérieusement la possibilité de vendre des chasseurs F-35 à la Turquie. En mai, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait déclaré qu'Ankara espérait une issue favorable des négociations consacrées à ces appareils.
Le quotidien Hürriyet a, de son côté, rapporté que la Turquie avait décidé de revendre les systèmes S-400 à un pays du Golfe. Selon les sources du journal, les acheteurs potentiels seraient les Émirats arabes unis ou le Qatar.
D'après Bloomberg, Ankara aurait demandé à la Russie l'autorisation de revendre les S-400 à un État tiers avant le sommet de l'OTAN organisé à Ankara. Cette démarche viserait à obtenir la levée des sanctions américaines et à réintégrer le programme des chasseurs F-35.
Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a confirmé que des contacts avaient eu lieu entre Moscou et Ankara au sujet des systèmes S-400. Il a indiqué que cette question relevait d'un domaine « particulièrement sensible », tout en précisant que ces échanges avec la partie turque se poursuivraient.