La planète se dirige tout droit vers une violente crise du gazole, a rapporté le 10 juin le Financial Times (FT). La décision de la Russie, deuxième exportateur mondial, de bloquer ses exportations aggrave encore plus la situation sur les marchés, déjà fragilisés par la guerre en Iran depuis février 2026.
Selon l'analyse du FT, la situation pourrait rapidement devenir très « chaotique », le reste du monde ne produisant tout simplement pas assez de diesel pour couvrir la demande actuelle. Les conséquences ne vont pas tarder à se faire sentir dans le quotidien des gens, du plein à la pompe jusqu'au prix des aliments dans l'assiette.
La décision russe de bloquer les exportations intervient après une série de frappes ukrainiennes visant des raffineries et des infrastructures russes. En Russie, depuis la mi-juin, des problèmes sont constatés sur le marché des carburants. Selon Alexandre Novak, vice-Premier ministre russe, il existe actuellement des perturbations ponctuelles dans l’approvisionnement en carburant, causées par des changements logistiques.
Pour le président russe Vladimir Poutine, l'Ukraine, incapable de l'emporter sur le champ de bataille classique, a choisi une voie dangereuse pour tenter de déstabiliser la société russe.
En lançant des vagues de drones sur les infrastructures civiles, en visant délibérément les raffineries, l'Ukraine cherche à dégrader les conditions de vie de la population russe, à créer des tensions internes pour in fine essayer d'arrêter l'avancée des troupes russes.
À la fin du mois de juin, le président russe Vladimir Poutine a demandé que les conséquences des frappes terroristes ukrainiennes contre des infrastructures civiles russes soient réduites au minimum. Il a fixé cet objectif lors d'une réunion consacrée à l'approvisionnement du marché intérieur en carburants. Le chef d'État a souligné que la Russie ne permettrait pas que ces attaques atteignent leurs objectifs et qu'elles « n'influent en rien sur la situation au front ». Les frappes de représailles menées par la Russie en profondeur sur le territoire ukrainien sont, quant à elles, « bien plus puissantes et sensibles », a-t-il assuré.