International

Sud-Liban : les frappes israéliennes se poursuivent malgré les discussions sur la trêve

L'armée israélienne poursuit ses attaques au Sud-Liban malgré les discussions diplomatiques. Beyrouth reste divisé sur l'accord-cadre du 26 juin, tandis qu'Israël affirme qu'il ne quittera pas le Liban sans désarmement du Hezbollah.

Malgré les négociations engagées entre Beyrouth et Tel Aviv, l'armée israélienne poursuit ses attaques au Sud-Liban, où elle maintient une présence sur plusieurs centaines de kilomètres carrés. Le 2 juillet, les combats ont été moins intenses que la veille, mais plusieurs bombardements, tirs d'artillerie et frappes de drones ont de nouveau visé les régions de Tyr, Nabatiyé, Marjeyoun et Bint Jbeil.

Selon les médias libanais, une vaste opération de ratissage a notamment ciblé Majdel Zoun, tandis que plusieurs drones israéliens ont frappé les environs d'Ali el-Taher, Baraachit, Kfar Tebnit et Yater. L'armée israélienne affirme avoir tué un membre du Hezbollah près d'un réseau de tunnels souterrains situé sur la colline stratégique d'Ali el-Taher. Aucune confirmation indépendante n'a été apportée à ce stade.

Des négociations qui s'annoncent très longues

La nuit précédente avait été particulièrement violente. D'importants dynamitages et incendies de bâtiments ont été signalés à Beit Yahoun, Aïnata, Haddatha et Kounine, où les explosions ont été entendues sur plusieurs kilomètres. Ces destructions interviennent alors qu'Israël affirme vouloir conserver des « zones de sécurité » le long de la frontière.

Sur le plan politique, le nouvel accord-cadre signé le 26 juin entre le Liban et Israël continue de susciter des débats. Lors d'un Conseil des ministres, les représentants du Hezbollah et du mouvement Amal ont exprimé leurs réserves concernant le texte, qui prévoit notamment un retrait progressif israélien sous conditions ainsi qu'un renforcement du rôle de l'armée libanaise.

Le président libanais Joseph Aoun a toutefois défendu la poursuite des négociations, assurant le 1er juillet que le Liban ne céderait « pas un seul pouce » de son territoire. De son côté, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé que les forces israéliennes resteraient déployées « jusqu'à nouvel ordre » dans les zones qu'Israël considère comme stratégiques, au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Selon le dernier bilan du ministère libanais de la Santé, au moins 4 298 personnes ont été tuées depuis la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah le 2 mars. Plusieurs municipalités du sud du Liban dénoncent également la poursuite des destructions et rejettent toute qualification de leurs villages comme de futures « zones tampons », réclamant un retrait de l'effectif de l'armée israélienne.