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Crise au Moyen-Orient : tensions persistantes entre Washington et Téhéran autour de l’accord intérimaire

L’Iran dément que les fonds débloqués servent à acheter des produits agricoles américains. Les deux pays s’opposent sur l’interprétation et l’application de l’accord intérimaire du 17 juin. Des tensions persistent aussi sur le Liban et le détroit d’Ormuz, révélant un climat de méfiance durable.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a démenti que les fonds iraniens débloqués dans le cadre de l’accord intérimaire avec les États-Unis seraient utilisés pour acheter des produits agricoles américains. Ses déclarations interviennent alors que les interprétations du mémorandum signé le 17 juin continuent de diverger entre les deux pays.

Dans un message publié sur X, il a ironisé sur les accusations américaines, affirmant que les États-Unis « prétendent à tort » que ces fonds financeraient des achats agricoles, tout en accusant Washington de nourrir une méfiance historique. Il a également critiqué les exportations américaines, évoquant de manière sarcastique des produits agricoles et des « promesses rompues ».

Une désescalade mais toujours pas d'entente

L’accord prévoit que des actifs iraniens jusque-là gelés sous sanctions soient rendus disponibles, sans montant précisé, afin de faciliter sa mise en œuvre. Le président américain Donald Trump a affirmé que ces fonds pourraient servir à acheter du blé, du soja et du maïs américains, une position contestée par plusieurs élus républicains, dont le sénateur Ted Cruz, qui juge toute aide financière à l’Iran « dangereuse ».

Les tensions persistent également sur l’application du texte, notamment après des accusations iraniennes selon lesquelles les opérations militaires israéliennes au Liban violeraient l’accord. Washington, par la voix de son secrétaire d’État Marco Rubio, accuse de son côté les « proxys iraniens » de compromettre le processus, tandis que Téhéran dénonce l’alignement américain sur Israël.

Enfin, des désaccords subsistent sur le détroit d’Ormuz, l’Iran revendiquant le droit de percevoir des frais de passage tandis que les États-Unis s’y opposent, dans une zone stratégique clé pour le commerce mondial de l’énergie.