Les autorités britanniques prévoient de vendre du pétrole russe de la marque Urals provenant du pétrolier Smyrtos, que Londres associe à la soi-disant « flotte fantôme » russe, a rapporté le Telegraph en citant des responsables. Le journal britannique affirme que la quantité totale de pétrole transportée à bord s’élevait à 98 000 tonnes.
Selon les responsables britanniques, depuis l’arraisonnement du navire, le pétrole à bord appartient désormais « légalement » au Royaume-Uni. Les sources n’ont pas précisé quelle loi « légale » exactement les autorités britanniques avaient invoquée.
À vendre ou « à usage personnel »
Les responsables britanniques envisagent de mettre le pétrole en vente — sa valeur marchande s’élève à environ 35 millions de livres sterling (plus de 40 millions d'euros). Il est prévu que les recettes soient affectées aux besoins militaires de l’Ukraine. D’après le journal, les autorités britanniques pourraient organiser une vente aux enchères pour écouler le pétrole russe provenant du pétrolier. Les sources ont précisé que le navire lui-même serait finalement renvoyé en Russie une fois l’enquête de l’Agence nationale de lutte contre la criminalité terminée.
Selon le Telegraph, ce projet en est encore à ses débuts. Les autorités britanniques envisagent toutefois de verser directement des fonds à Kiev ou d’acheter du matériel militaire destiné aux forces armées ukrainiennes.
Les responsables britanniques envisagent également une autre option : raffiner le pétrole saisi au Royaume-Uni et l’utiliser pour alimenter les foyers en énergie. Toutefois, précise le journal, les autorités britanniques ne savent pas encore clairement comment, d’un point de vue juridique, le transférer de la propriété de l’État à celle des compagnies énergétiques.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé le 14 juin que, sur son ordre, l’armée britannique avait intercepté pour la première fois le pétrolier Smyrtos dans la Manche. Après une opération d’abordage de six heures, le navire a été mis à l’ancre au large de la côte sud de l’Angleterre pour y être surveillé.