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Un ministre israélien menace de réduire Beyrouth à un nouveau «Beit Hanoun»

Itamar Ben-Gvir rejette tout cessez-le-feu et appelle à poursuivre les opérations au Liban. Le ministre israélien de la Sécurité nationale a multiplié les déclarations offensives contre Beyrouth et contre toute limitation militaire. Ses propos compliquent les efforts diplomatiques en cours autour du front libanais.

Les perspectives d’un apaisement au Liban apparaissent de plus en plus incertaines après les nouvelles déclarations du ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a rejeté publiquement toute idée de cessez-le-feu et appelé à maintenir une approche militaire maximale contre le Liban.

Lors de la réunion hebdomadaire de son groupe parlementaire à la Knesset, le responsable israélien a exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahou à ne pas s’engager dans un accord de paix soutenu par les États-Unis. « Netanyahou doit aller voir le président Trump (…) et lui dire : “nous ne pouvons pas honorer cet accord” », a-t-il déclaré, estimant qu’Israël ne devait accepter aucune limitation de son action militaire.

Israël seul au monde

Le ministre a également défendu une logique de riposte sans retenue : « Notre riposte doit être totale », a-t-il affirmé, en ajoutant que la sécurité israélienne constituait sa « ligne rouge ». Dans une autre déclaration particulièrement polémique, il a estimé que « même si mille mères libanaises versent des larmes, nous devons continuer », assumant une position de fermeté absolue malgré les appels internationaux à la désescalade.

Intervenant ensuite sur une chaîne israélienne, Ben-Gvir a encore durci son discours en déclarant que « tout le Liban devrait devenir le terrain de jeu d’Israël », rejetant toute distinction entre le Hezbollah et le reste du territoire libanais. Il a également menacé Beyrouth en affirmant que « si Israël n’est pas sûr, Beyrouth ressemblera à Beit Hanoun », en référence aux destructions observées dans le nord de Gaza.

Ces déclarations interviennent alors que des efforts diplomatiques sont menés entre l’Iran et les États-Unis afin de stabiliser plusieurs fronts régionaux, dont celui du Liban. Les discussions, soutenues notamment par le Pakistan et le Qatar, cherchent à établir un cadre susceptible de réduire les affrontements et de créer les conditions d’un accord plus large.

Toutefois, le maintien de la présence militaire israélienne dans le sud du Liban compliquent ces négociations et ce, malgré une relative accalmie depuis le 20 juin. Le dossier libanais est devenu un point sensible entre Washington et Tel Aviv, plusieurs responsables américains ayant plaidé en faveur d’une désescalade progressive.

De son côté, le Hezbollah continue de rejeter toute négociation directe avec Israël, tandis que les autorités libanaises espèrent que les discussions régionales puissent déboucher sur une réduction durable des hostilités et un retrait progressif de l'armée israélienne du territoire libanais.