Le parquet de Rome a ouvert une enquête visant le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, à la suite de plaintes concernant le traitement de militants arrêtés lors de l’interception d’une flottille humanitaire à destination de Gaza. Selon l’agence ANSA, les magistrats italiens s’intéressent aux conditions de détention de plusieurs ressortissants italiens, notamment au port d’Ashdod.
Les investigations portent sur des accusations graves, incluant des soupçons de torture et d’enlèvement. Les militants ont été maintenus entravés après l’arraisonnement de leur navire en eaux internationales, lors d’une opération visant la flottille « Global Sumud ». Cette intervention israélienne, survenue à la mi-mai, avait déjà suscité des critiques internationales.
Des images diffusées après l’opération montraient Itamar Ben-Gvir circulant parmi les détenus, certains à genoux et entravés, ainsi que des scènes où il brandissait un drapeau israélien. Ces éléments ont renforcé les tensions diplomatiques et les contestations juridiques autour de l’incident.
Cette nouvelle procédure s’ajoute à une enquête précédente ouverte à Rome concernant la détention de citoyens italiens impliqués dans une autre interception de flottille humanitaire. Les autorités judiciaires examinent désormais l’ensemble des événements liés à ces opérations maritimes et au traitement des personnes arrêtées.
Les militants concernés ont depuis été relâchés, mais les poursuites italiennes pourraient marquer une étape importante dans l’examen international des interventions menées contre les convois d’aide à destination de Gaza.