Michel Platini relance la guerre ouverte qui l’oppose à Gianni Infantino. L’ancienne star des Bleus et ancien patron de l’UEFA a annoncé le 8 juin avoir porté plainte avec constitution de partie civile contre le président de la FIFA et deux ex-responsables de l’institution, Marco Villiger et Domenico Scala.
L’ex-numéro 10 des Bleus accuse les trois hommes d’avoir « œuvré pour [l’]écarter de la course à la présidence » de la FIFA en 2015 via des « accusations totalement infondées ».
Cette nouvelle procédure pénale, confiée au doyen des juges d’instruction de Paris, fait suite à deux plaintes précédentes classées sans suite en Suisse.
Elle intervient parallèlement à une action civile engagée par Platini devant le tribunal de Marseille. L’ancien dirigeant y réclame réparation pour les revenus perdus, estimant qu’il aurait dû succéder à Sepp Blatter à la tête de la FIFA sans l’affaire des 2 millions de francs suisses qui a brisé son ascension.
Pour rappel, ce paiement de 1,8 million d’euros, validé par Blatter pour un travail de conseiller entre 1998 et 2002, avait entraîné des poursuites dont Platini a été définitivement relaxé en 2025.
Sur X, de nombreuses réactions moqueuses à l’endroit du président de la FIFA, Gianni Infantino, ont été publiées. Déjà critiqué pour sa proximité avec Donald Trump, ce dernier a été tourné en ridicule par des internautes.
Maître Olivier Baratelli, avocat de Michel Platini, a déclaré : « Michel Platini est en quête de vérité et de justice. Ces deux procédures établiront les manœuvres qui ont été utilisées pour l’écarter de la présidence de la FIFA. »
La FIFA n’avait pas réagi au moment de la publication de ces informations. Cette nouvelle bataille judiciaire jette une ombre sur les premiers jours d’une Coupe du monde très attendue en Amérique du Nord et déjà entachée par les controverses entourant la participation de l’équipe iranienne ainsi que par la polémique liée à un arbitre somalien privé de visa américain.