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Pas de répit pour le Liban-Sud et la Békaa, malgré l'annonce d'un cessez-le-feu

Les violences se poursuivent malgré la trêve annoncée entre Israël et le Liban. Les frappes israéliennes touchent encore le sud du Liban et la Békaa, causant des victimes civiles. L’armée israélienne affirme maintenir sa liberté d’action militaire dans la région frontalière. Le Liban et la FINUL coordonnent des ajustements locaux.

Malgré l’annonce récente d’un cessez-le-feu dans la région entre Israël et le Liban, les déclarations officielles et les événements sur le terrain montrent une poursuite des hostilités. Le ministre israélien de la Défense a affirmé que l’armée conserverait une « liberté d’action » dans le sud libanais, une position qui se traduit par la continuité des opérations militaires.

Depuis la soirée du 4 juin, plusieurs zones du sud du Liban ainsi que la Békaa ont été touchées par des frappes de drones et des bombardements, causant des victimes civiles et des blessés dans plusieurs localités, notamment dans des secteurs proches de Marjayoun et du caza de Tyr.

Un cessez le feu déjà remis en question

Sur le terrain, les attaques se sont multipliées : véhicules ciblés sur les routes de Deir Zahrani et Chehour, frappes sur des habitations à Jdeidet Marjayoun, ainsi que des attaques sur des zones civiles à Kfar Remmane et Qana. Dans plusieurs cas, des familles ont été touchées, illustrant l’impact direct des opérations militaires sur les populations locales. Parallèlement, des frappes ont également visé la Békaa-Ouest, notamment à Sohmor et Qlaya, où plusieurs raids ont été signalés.

Dans le même temps, une évolution logistique a été observée avec la réouverture de l’axe routier Marjayoun–Debbine–Ibl el-Saqi. L’armée libanaise a indiqué avoir retiré des remblais installés auparavant par l’armée israélienne, permettant ainsi la reprise de la circulation. Cette opération s’inscrit dans un contexte de coordination indirecte via des mécanismes de supervision du cessez-le-feu et en lien avec la FINUL, présente dans la région.

Les autorités israéliennes maintiennent cependant une posture offensive. Le chef d’état-major insiste sur la priorité donnée au front nord et sur la volonté de renforcer la pression contre le Hezbollah. Des restrictions de déplacement ont également été imposées aux habitants du sud du Liban, accentuant les tensions humanitaires dans les zones concernées.

Dans ce climat instable, des frappes ont également touché des infrastructures civiles et techniques, dont des installations industrielles près de Saïda et des équipements de télécommunication à Libbaya, faisant plusieurs blessés. Une frappe de drone a même visé une zone proche d’une équipe technique de téléphonie mobile, illustrant l’élargissement des cibles.

Enfin, les échanges de tirs et revendications se poursuivent entre l’armée israélienne et le Hezbollah, tandis que des alertes aériennes ont été déclenchées dans le nord d’Israël à la suite d’incidents transfrontaliers. Le bilan humain continue de s’alourdir côté libanais, avec plusieurs milliers de morts depuis le début des hostilités, selon les autorités sanitaires locales.