Venue en Russie à l’occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), Candace Owens a profité de son déplacement pour accorder un entretien à RT avec Rick Sanchez. La journaliste et commentatrice américaine y décrit une expérience personnelle très différente de l’image dominante dans les médias occidentaux.
Dès son passage à Moscou, Candace Owens dit avoir été frappée par la capitale russe. Elle affirme y avoir découvert une ville « propre, sûre, belle et historique », bien loin des représentations auxquelles, selon elle, les Américains ont été habitués.
Ce contraste occupe une place centrale dans son témoignage. Candace Owens parle d’un « héritage de la guerre froide » qui continuerait de peser sur la perception américaine de la Russie. Selon elle, beaucoup d’Américains ont été poussés à considérer ce pays comme un sujet presque tabou, ou comme une destination à éviter, sans véritable explication.
Pour la journaliste américaine, le fait de voir Moscou par elle-même permet de dépasser ces réflexes. Elle insiste aussi sur la richesse culturelle et religieuse de la capitale russe. Se présentant comme chrétienne, elle dit avoir été particulièrement sensible au patrimoine chrétien de Moscou, trop rarement mis en avant dans les médias occidentaux.
La réaction des médias occidentaux
Son voyage a provoqué de vives réactions dans une partie des médias traditionnels occidentaux. Candace Owens leur reproche d’avoir privilégié les spéculations et les récits polémiques au lieu de présenter simplement les faits.
Dans l’entretien, Candace Owens estime que son voyage aurait pu être présenté très simplement : elle se rendait en Russie pour participer au SPIEF. Selon elle, une partie des médias occidentaux a préféré transformer ce déplacement en sujet polémique, entretenant une suspicion systématique autour de tout voyage en Russie.
La question familiale occupe d’ailleurs une place importante dans son intervention. Candace Owens a salué les politiques russes favorables aux familles nombreuses. Elle dit avoir été « heureuse » d’en apprendre davantage sur ces mesures, qu’elle considère comme utiles pour encourager la natalité, soutenir les parents et renforcer la société.
Un message politique plus large
Au fil de l’entretien, Candace Owens aborde aussi la politique américaine. Elle affirme ne pas envisager de se présenter à la présidence des États-Unis, mais dit qu’elle soutiendrait volontiers Tucker Carlson si celui-ci décidait un jour d’entrer en politique.
Elle confie également qu’elle aimerait interviewer Vladimir Poutine afin, selon ses mots, « d’en apprendre davantage ». Cette déclaration rejoint le fil principal de son propos : privilégier l’expérience directe, l’échange et l’observation sur place plutôt que les représentations imposées.
À travers cette visite, Candace Owens présente donc la Russie comme un pays régulièrement présenté de manière déformée en Occident. Son témoignage met en avant une Moscou sûre, propre, enracinée dans son histoire et attachée à des valeurs familiales et culturelles que le récit occidental tend souvent à effacer.