L’aéroport international du Koweït a été visé par des drones attribués à l’Iran, faisant plusieurs blessés et provoquant la suspension du trafic aérien, selon l’armée koweïtienne. L’attaque, qui a touché le terminal T1, a entraîné d’importants dégâts matériels et forcé les autorités à détourner les vols vers d’autres plateformes régionales, dans un contexte déjà marqué par une forte instabilité sécuritaire dans le Golfe.
L’armée koweïtienne a indiqué avoir intercepté plusieurs drones et missiles hostiles au cours de la même nuit, alors que des sirènes d’alerte ont été activées à plusieurs reprises. Par ailleurs, les forces américaines ont affirmé avoir neutralisé des tirs visant leurs positions et celles de leurs alliés dans la région, notamment à Bahreïn, où plusieurs missiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne.
Une installation iranienne visée
Selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, certaines frappes auraient été lancées en représailles à des attaques menées par les États-Unis contre des intérêts iraniens, dont un pétrolier près du détroit d’Ormuz et une installation stratégique sur l’île de Qeshm. De son côté, l'Iran affirme avoir répondu à ces opérations en visant des cibles militaires et navales liées aux États-Unis et à leurs alliés dans la région.
Dans ce climat d’escalade, l’aéroport du Koweït, qui avait retrouvé un fonctionnement normal après une précédente série d’incidents, se retrouve à nouveau au cœur des tensions régionales. Les autorités locales ont rappelé que la sécurité aérienne reste une priorité absolue, alors que le trafic civil a été fortement perturbé par les attaques.
Sur le plan politique, les réactions se multiplient dans les pays du Golfe. Un haut responsable émirati a appelé à une réponse collective face à la multiplication des incidents. Anwar Gargash a insisté sur la nécessité d’une position « ferme et unie » des monarchies du Golfe, estimant que la sécurité de la région est indivisible et que toute attaque visant un État membre concerne l’ensemble des pays voisins.
Cette montée des tensions souligne la fragilité du cessez-le-feu en vigueur, marqué par des attaques militaires répétées et des représailles en chaîne.