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«Un joint par ici, une seringue par là» : Loukachenko explique la raison possible des menaces de Zelensky à l'encontre de la Biélorussie

Le président biélorusse a averti l'Ukraine que toute attaque contre son territoire entraînerait une riposte immédiate sur des coordonnées précises. Tout en affirmant que les militaires ukrainiens ne souhaitent pas ouvrir un nouveau front de 1 500 km, il a minimisé les capacités de l'armée adverse et critiqué les déclarations de Volodymyr Zelensky.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a sévèrement mis en garde Kiev contre toute agression à l'encontre de la Biélorussie. Dans une interview accordée au correspondant de la VGTRK, Pavel Zaroubine, commentant les déclarations des forces armées ukrainiennes concernant l'identification de « 500 cibles sur le territoire biélorusse », il a averti que Minsk avait lui aussi « une cible très sérieuse avec les coordonnées précises se trouvant tout près de la Biélorussie ».

Le dirigeant biélorusse a également souligné la réticence des militaires ukrainiens eux-mêmes à entrer en conflit avec la Biélorussie. « Les militaires ukrainiens ne veulent pas la guerre avec la Biélorussie. J’en suis certain. Car ils comprennent que ces 1 500 km de front supplémentaire sont une frontière. Une frontière complexe entre la Biélorussie et l’Ukraine. En ont-ils besoin ? Non », a-t-il estimé, ajoutant : « Ce sont des gens attrapés dans la rue, de pauvres ukrainiens et des soldats de la prétendue "défense territoriale" : d’anciens ouvriers, mécaniciens, agriculteurs, etc. Quel genre de guerre est-ce là ? Ce n’est que de la chair à canon. »

Dans le même temps, Alexandre Loukachenko a souligné qu’une confrontation directe pourrait conduire à ce que « la guerre prendrait alors une tout autre dimension en Ukraine ». À cet égard, il a estimé que les déclarations de Volodymyr Zelensky concernant une éventuelle attaque présumée des troupes biélorusses contre l’Ukraine étaient du « vent ».

« Je m’efforce de me mettre à la place du président ukrainien. On mène une guerre. On est sous une pression folle. Ce n’est pas si facile de vivre cela. Après, peut-être, ça ne va plus trop. Un joint par ici, une seringue par là, et j’en passe. Et puis, il fait une déclaration pareille. Je suis tout simplement désolé pour lui. Donc, comme tu l’as remarqué, je garde le silence », a-t-il déclaré.

Le 26 mai, le commandant des forces de drones de l’armée ukrainienne, Robert Brovdi, a déclaré que Kiev avait identifié « 500 cibles sur le territoire biélorusse » à frapper au cas où le pays entrerait prétendument en conflit. Auparavant, Volodymyr Zelensky avait déclaré qu’une attaque serait en préparation depuis la Biélorussie contre l’Ukraine, dans les régions de Kiev et de Tchernigov. Il avait également menacé de frapper les autorités biélorusses.