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Gaza : Netanyahou vise 70 % du territoire malgré le cessez-le-feu

Netanyahou annonce vouloir porter à 70 % le contrôle militaire israélien sur la bande de Gaza malgré le cessez-le-feu. Les combats et bombardements continuent, faisant au moins 16 morts en 48 heures selon des sources palestiniennes. Le bilan global du conflit s’alourdit dans un contexte humanitaire extrêmement dégradé et une trêve fragilisée.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré avoir ordonné à l’armée israélienne de poursuivre l’extension de son contrôle sur la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025. Selon une vidéo diffusée par une chaîne israélienne, il affirme vouloir porter la présence militaire à 70 % du territoire.

Lors d’une intervention en Cisjordanie occupée, il a indiqué que l’armée contrôlait déjà environ 60 % de la bande de Gaza, contre 50 % au moment de l’entrée en vigueur de la trêve. « Ma directive est de passer à 70 % », a-t-il déclaré, ajoutant vouloir avancer « par étapes », sans exclure une poursuite de l’offensive à plus long terme. Ces propos interviennent alors que la ligne de cessez-le-feu issue du plan de médiation américain, entré en vigueur le 10 octobre 2025, prévoyait un cadre de désescalade partielle.

Des bombardements qui ne cessent pas

Sur le terrain, les violences se poursuivent malgré la trêve officielle. Au moins 16 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza au cours des dernières 48 heures, dont dix lors d’un bombardement nocturne ayant frappé un camp de déplacés dans le centre du territoire, selon des sources palestiniennes. Les autorités sanitaires font également état de 39 blessés sur la même période.

Depuis le début du cessez-le-feu théorique, les frappes israéliennes restent quasi quotidiennes dans l’enclave, déjà dévastée par plus de deux ans de guerre. Le ministère de la Santé de Gaza recense 922 morts supplémentaires depuis octobre 2025, portant le bilan total à 72 819 Palestiniens tués et 172 894 blessés depuis le début de l’offensive lancée après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.

La situation humanitaire demeure critique, marquée par la destruction des infrastructures, les déplacements massifs de population et la poursuite des opérations militaires dans un territoire assiégé.