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Israël élargit ses opérations militaires dans le sud du Liban au-delà de la «ligne jaune»

L’armée israélienne affirme avoir étendu ses opérations militaires au-delà de la «ligne jaune» dans le sud du Liban, et cela malgré la trêve. Les frappes se multiplient dans le sud et la Békaa, tandis que des ordres d’évacuation visent désormais des zones entières. Le Hezbollah dit, de son côté, faire face à l’avancée des forces israéliennes.

Le 26 mai 2026, l’armée israélienne a confirmé avoir élargi ses opérations terrestres dans le sud du Liban. Ces actions dépassent désormais la « ligne jaune », une limite établie par Israël pour délimiter la zone qu’il contrôle à l’intérieur du territoire libanais.

Tel-Aviv affirme mener des opérations « ciblées » afin d’éliminer des menaces visant ses soldats et les citoyens israéliens. Dans les faits, ces incursions dépassent la zone de sécurité dans plusieurs secteurs du sud-Liban. Des raids menés sur la base de « renseignements militaires » auraient été conduits au-delà de la ligne de défense avancée, et jusqu’au nord du fleuve Litani, dans des zones où le Hezbollah disposerait d’infrastructures et de positions opérationnelles.

Cette extension intervient alors que le discours israélien se durcit. La veille, le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait annoncé son intention d’intensifier les frappes contre le Hezbollah. La « ligne jaune » reste distincte de la « ligne bleue », reconnue par l’ONU après le retrait israélien de 2000. Elle s’inscrit dans une zone tampon proposée de 5 à 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais.

Frappes israéliennes et pression sur les civils

Sur le terrain, la trêve entrée en vigueur le 17 avril 2026 n’a pas mis fin aux affrontements. Pour la première fois, Israël a lancé un ordre d’évacuation visant toute la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban. Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a demandé aux habitants de quitter leurs maisons et de se diriger vers le nord de la rivière Zahrani.

Dans le même temps, les frappes aériennes israéliennes se sont intensifiées. L’armée israélienne affirme avoir visé plus de 100 sites du Hezbollah en une seule nuit. Plusieurs localités du sud, notamment dans la région de Tyr, ainsi que la vallée de la Békaa, dans l’est du Liban, ont également été touchées.

Le Hezbollah affirme résister

Le Hezbollah affirme de son côté avoir affronté les forces israéliennes qui progressaient vers Zaoutar, près de Nabatieh. Le mouvement chiite libanais dit avoir utilisé des obus et des drones d’attaque contre les soldats israéliens. Il a également revendiqué des attaques aux drones explosifs, roquettes et tirs d’artillerie contre les forces israéliennes.

Le bilan humain reste lourd côté libanais. D’après les autorités sanitaires libanaises, le bilan atteignait 3 213 morts et 9 737 blessés depuis le début de l’offensive israélienne, le 2 mars 2026.

Malgré la trêve, Israël poursuit donc ses opérations au Liban, en affirmant viser le Hezbollah et ses infrastructures. Pour les civils libanais, l’élargissement des opérations terrestres, les bombardements répétés et les ordres d’évacuation renforcent la pression sur un territoire déjà durement touché par plusieurs semaines de guerre.