Le président américain Donald Trump a exigé le 25 mai que plusieurs pays à majorité musulmane, dont l’Arabie saoudite et le Qatar, normalisent leurs relations avec l’Israël dans le cadre d’un futur accord de paix lié aux négociations avec l’Iran. Dans un message publié sur Truth Social, il affirme : « J’ai déclaré qu’après tout le travail effectué par les États-Unis pour tenter de résoudre cette situation très complexe, tous ces pays devraient être obligés, au minimum, de signer simultanément les accords d’Abraham ».
Ces accords, lancés en 2020 sous son premier mandat, avaient déjà permis une normalisation entre Israël et plusieurs États arabes comme les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan. Mais des acteurs clés comme l’Arabie saoudite ou le Qatar n’ont jamais rejoint ce processus, malgré les pressions diplomatiques américaines répétées.
Un silence gênant
Selon des sources citées par Axios, Donald Trump s’est entretenu le 23 mai avec plusieurs dirigeants régionaux, dont ceux de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Pakistan, de la Turquie et de l’Égypte. Il aurait insisté sur le fait que tout accord de paix avec l’Iran devrait s’accompagner d’une reconnaissance simultanée d’Israël par ces pays.
Le président américain viserait notamment un rapprochement historique entre l’Arabie saoudite et Israël, même si les conditions posées par Riyad restent très strictes. L’Arabie saoudite exige en effet la création d’un État palestinien sur les frontières de 1967, un cessez-le-feu durable à Gaza et des garanties sécuritaires américaines, des exigences rejetées par le gouvernement israélien actuel.
Toujours selon Axios, certains dirigeants auraient été surpris par la fermeté de la demande américaine, au point qu’un silence aurait suivi l’annonce avant que Trump ne plaisante sur la ligne téléphonique. Le président américain aurait ensuite indiqué que ses envoyés Jared Kushner et Steve Witkoff poursuivraient les discussions.
Dans ses déclarations, Trump a également évoqué la possibilité que l’Iran rejoigne un jour les accords d’Abraham, ce qui impliquerait une reconnaissance d’Israël, une hypothèse aujourd’hui jugée très improbable.