Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril puis prolongé de 45 jours, le sud du Liban a de nouveau été le théâtre de violents affrontements dans la journée et la soirée du 19 mai. L’armée israélienne a multiplié les frappes aériennes et les tirs d’artillerie contre plusieurs localités du Liban-Sud et de la Békaa, tandis que le Hezbollah a revendiqué une série d’attaques contre des positions israéliennes et le nord d’Israël.
Au moins quinze personnes ont été tuées dans des bombardements israéliens visant notamment Kfarsir, Harouf, Nabatieh et Deir Qanoun el-Nahr. Dans cette dernière localité, une frappe sur une habitation proche du siège municipal a fait sept morts, dont quatre enfants, selon les autorités locales, alors que plusieurs personnes restaient encore sous les décombres. À Harouf, un drone israélien a également tué un élu municipal qui distribuait du pain aux habitants.
Le Hezbollah continue de riposter
L’armée israélienne a parallèlement ordonné l’évacuation de douze villages du Sud et de la Békaa-Ouest, exigeant des habitants qu’ils se déplacent à plus d’un kilomètre des zones visées. Plusieurs frappes ont ensuite touché les secteurs concernés, notamment autour de Nabatieh, Tyr et Jezzine. Des drones israéliens ont aussi survolé Saïda à basse altitude et visé des agriculteurs dans la région de Tyr.
Sur le terrain, des soldats israéliens ont arrêté sept personnes près de Kfar Hammam et Kfarchouba. Quatre travailleurs syriens ont ensuite été relâchés, mais trois frères libanais originaires de Halta demeuraient détenus dans la soirée du 19 mai.
De son côté, le Hezbollah a revendiqué plusieurs opérations à l’aide de drones, roquettes et obus d’artillerie contre des positions militaires israéliennes à Ras Naqoura, Jal al-Allam, Maroun el-Ras ou encore Arab el-Aramche. Israël a indiqué qu’un drone lancé depuis le Liban avait explosé dans le nord du pays, faisant deux blessés selon la presse israélienne.
Depuis la reprise de la guerre le 2 mars, plus de 3 000 personnes ont été tuées au Liban selon Beyrouth. Le ministère libanais de la Santé affirme également que 116 soignants ont été tués et 31 centres médicaux endommagés ou détruits depuis le début des hostilités.