Le ministère libanais de la Santé a annoncé que le bilan des victimes des récents affrontements entre Israël et le Hezbollah avait dépassé les 3 000 morts, atteignant 3 020 personnes tuées lors des frappes israéliennes. Parmi elles figurent 292 femmes et 211 enfants, ce qui souligne l’ampleur des pertes civiles dans un conflit qui continue de s’intensifier depuis plusieurs mois.
Les hostilités ont débuté le 2 mars lorsque le Hezbollah a tiré en direction d’Israël, peu après des frappes américano-israéliennes visant l’Iran, principal allié du mouvement. Malgré un cessez-le-feu fragile entré en vigueur le 17 avril puis prolongé, les combats se poursuivent.
Des soignants pris pour cible
Israël mène des bombardements sur plusieurs régions du sud du Liban, tout en maintenant une présence militaire dans certaines zones, affirmant viser les capacités du Hezbollah. De surcroît, l'armée israélienne occupe près de 6% du territoire libanais. Le mouvement chiite, de son côté, continue ses attaques de drones et de roquettes pour tenter d'endiguer l'avancée des troupes israéliennes.
Le conflit a provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes au Liban, contraintes de fuir vers des abris précaires. Côté israélien, 20 soldats, deux civils et un contractant militaire ont été tués depuis le début des combats récents. Les forces de maintien de la paix de l’ONU ont également été touchées, avec six casques bleus tués dans la zone frontalière.
Sur le plan diplomatique, les discussions restent limitées malgré la prolongation du cessez-le-feu de 45 jours et l’annonce de pourparlers militaires prévus le 29 mai. Israël insiste sur le désarmement du Hezbollah, tandis que le Liban réclame avant tout le retrait des troupes israéliennes sans normalisation des relations. Les médiations internationales peinent à rapprocher les positions.
Par ailleurs, le ministre libanais de la Santé, Rakan Nassereddine, a indiqué à Genève que 116 professionnels de santé avaient été tués depuis le début de la guerre et 263 autres blessés. Il a également signalé la destruction ou l’endommagement de nombreuses infrastructures médicales. Il a salué le soutien de l’OMS, dans un contexte de crise économique et sanitaire persistante au Liban.