Le président républicain de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, Brian Mast, a estimé le 15 mai que le Congrès ne devrait pas approuver le nouveau et vaste programme d'aide financière destiné à l'Ukraine, qu'« il s'agisse de 6 milliards, de 60 milliards de dollars ou de toute autre enveloppe ».
Il a toutefois souligné que Washington ne couperait pas tous les canaux de soutien : les États-Unis continueraient à transmettre des renseignements à Kiev et à permettre la vente ou le transfert d'armes, même sans nouveau paquet majeur adopté par le Congrès.
Lors d'un événement organisé par le Council on Foreign Relations, l'élu a affirmé que les pays européens devraient désormais assumer une responsabilité plus importante dans ce conflit, qu'il considère avant tout comme un problème régional pour l'Europe. Selon ses propos, « c'est désormais à l'Europe de protéger son propre voisinage ». Il a également accusé plusieurs gouvernements européens d'avoir profité pendant des années des garanties de sécurité américaines « tout en restant dépendants des exportations énergétiques russes ».
Dans le même temps, le responsable républicain a opposé le dossier ukrainien à la guerre avec l'Iran. D'après lui, les pays européens sont davantage exposés aux conséquences d'éventuelles perturbations provoquées par Téhéran, notamment sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, alors qu'ils contribueraient relativement peu aux efforts engagés.
Les propos de Brian Mast reprennent largement la ligne défendue par Donald Trump depuis plusieurs mois, ce qui peut laisser penser qu'un certain consensus existe au moins parmi les républicains autour du refus de continuer à financer les actions du régime de Kiev avec l'argent des contribuables américains.