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Conflit au Moyen-Orient : Washington pousserait les Émirats arabes unis vers une confrontation directe avec l'Iran

Des responsables proches de Donald Trump auraient demandé aux Émirats arabes unis de participer plus activement au conflit contre l'Iran en prenant le contrôle de l'île de Lavan, selon le Telegraph. L'île, qui abrite une raffinerie, est devenue l'un des points les plus sensibles de la confrontation entre Washington, Abou Dhabi et Téhéran.

Des représentants de l'administration du président américain Donald Trump auraient exercé des pressions sur les Émirats arabes unis afin qu'ils s'impliquent davantage dans le conflit contre l'Iran.

D'après le Telegraph, des responsables américains auraient notamment évoqué la possibilité pour Abou Dhabi de prendre le contrôle de l'île iranienne de Lavan, située dans le golfe Persique. Washington souhaiterait voir les Émirats mener eux-mêmes cette opération militaire, sans intervention directe des forces américaines.

Située à environ 18 kilomètres des côtes iraniennes, l'île de Lavan appartient à la province de Hormozgan et couvre une superficie de 75,6 kilomètres carrés. Elle possède une importance stratégique majeure pour l'Iran en raison de la présence d'une raffinerie de pétrole. Début avril, le site avait été visé par une attaque ayant provoqué un incendie. Le quotidien britannique avait signalé que les Émirats arabes unis étaient derrière cette opération. Téhéran avait averti qu'une attaque menée par les Émirats entraînerait une « réponse dévastatrice ».

Le 12 mai, le Wall Street Journal rapportait également que les Émirats arabes unis avaient mené des frappes secrètes contre l'Iran, notamment contre la raffinerie de Lavan, pendant la période de trêve entre Washington et Téhéran. Le ministère émirati des Affaires étrangères avait refusé de commenter ces accusations, rappelant ses précédentes déclarations sur le droit à des frappes de représailles.

Parallèlement, Bloomberg indiquait qu'Abou Dhabi avait tenté de convaincre plusieurs États du Golfe de participer à une réponse militaire coordonnée contre l'Iran. Toutefois, les dirigeants des monarchies du Golfe auraient fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas être entraînés dans ce conflit, estimant qu'« il ne s'agissait pas de leur guerre ».