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Le subterfuge de Pékin : le nom de Marco Rubio «changé» pour lui permettre d’entrer en Chine

Sanctionné par la Chine en 2020, le secrétaire d’État américain a pourtant pu accompagner Donald Trump lors de sa visite officielle à Pékin grâce à une astuce linguistique. En modifiant simplement la translittération de son nom en caractères chinois, Pékin a trouvé une «solution diplomatique» pour contourner ses propres restrictions.

Malgré les sanctions imposées par Pékin à son encontre depuis 2020, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pu se rendre en Chine aux côtés du président Donald Trump. Selon The Guardian, cette présence a été rendue possible grâce à une modification discrète de la translittération chinoise de son nom.

Le quotidien britannique a rappelé que Rubio, alors sénateur américain, « défendait farouchement » les droits de l'homme en Chine et était l'un des principaux auteurs d'un projet de loi du Congrès imposant de larges sanctions à la Chine en raison d'allégations de travail forcé visant la minorité ouïghoure, majoritairement musulmane. En 2020, Pékin a imposé des sanctions à l'encontre de 11 responsables américains, dont Rubio.

Cependant, la Chine a désormais trouvé une « solution diplomatique » après que le président Donald Trump a nommé Rubio secrétaire d’État : peu avant son entrée en fonction en janvier 2025, le gouvernement et les médias chinois ont commencé à utiliser un autre caractère chinois pour désigner la première syllabe du nom de famille de Rubio.

Il n'est pas rare que des personnalités publiques aient plusieurs transcriptions chinoises de leur nom, car le processus de traduction des noms en caractères chinois n'est pas toujours standardisé, a noté The Guardian. Trump, par exemple, possède également deux orthographes chinoises.

La visite de la délégation américaine menée par Donald Trump à Pékin se déroule du 13 au 15 mai. Au cours de ce voyage, le président américain devrait s’entretenir avec le son homologue chinois Xi Jinping. À l'origine, la visite de Trump à Pékin était prévue du 31 mars au 2 avril, mais elle a été reportée en raison de la guerre américano-israélienne contre l'Iran.

Cette visite sera la première effectuée en Chine par un président américain en exercice depuis près de neuf ans. Selon plusieurs médias occidentaux, l'ordre du jour des discussions à venir entre Donald Trump et Xi Jinping portera sur le commerce, l'énergie, la stabilité stratégique et la guerre américano-israélienne contre l'Iran. À la veille de son départ, le président américain a déclaré que les deux parties avaient également l'intention d'aborder la question de Taïwan, sans toutefois répondre directement à la question de savoir s'il jugeait nécessaire de poursuivre les livraisons d'armes américaines à Taïwan.