Les autorités espagnoles se mobilisent avant l'arrivée du navire de croisière MV Hondius, attendu ce week-end sur l'île de Tenerife, aux Canaries, rapporte AP News. Le bateau, battant pavillon néerlandais, est touché par une épidémie de hantavirus qui a déjà provoqué la mort d'au moins trois passagers.
Selon les autorités espagnoles, plus de 140 passagers et membres d'équipage doivent être pris en charge à leur arrivée. Les opérations d'évacuation seront menées dans une zone totalement isolée afin d'éviter tout risque de propagation. Virginia Barcones, responsable espagnole des services d'urgence, a précisé que les personnes débarquées seraient accueillies dans un périmètre strictement sécurisé et contrôlé.
Le navire devrait atteindre Tenerife les 9 et 10 mai. Pendant ce temps, les autorités néerlandaises restent en contact étroit avec l'armateur du bateau ainsi qu'avec les pays dont les ressortissants se trouvent à bord. Plusieurs gouvernements ont déjà organisé le rapatriement de leurs citoyens. Les États-Unis ont accepté d'envoyer un avion aux Canaries pour évacuer leurs 17 ressortissants présents sur le navire. Le Royaume-Uni prévoit également de rapatrier près de deux dizaines de citoyens britanniques.
Malgré les décès enregistrés, l'Organisation mondiale de la santé estime que le risque pour la population générale demeure faible. Le hantavirus se transmet généralement par l'inhalation de particules contaminées provenant d'excréments de rongeurs, et les transmissions entre humains restent rares. Les symptômes peuvent apparaître entre une et huit semaines après l'exposition.
La compagnie Oceanwide Expeditions a indiqué le 7 mai qu'aucun des autres passagers ou membres d'équipage encore présents à bord ne présentait actuellement de symptômes. Les autorités sanitaires poursuivent néanmoins leurs recherches sur plusieurs continents afin d'identifier et de surveiller les personnes ayant quitté le navire avant la découverte de l'épidémie. Le 24 avril, soit près de deux semaines après le premier décès survenu à bord, plus de deux dizaines de passagers originaires d'au moins douze pays différents avaient débarqué sans qu’aucun dispositif de traçage des contacts n’ait alors été déclenché.