L’armée israélienne a intensifié le 7 mai ses attaques au Sud-Liban, menant une série de frappes de drones et de bombardements touchant routes, véhicules civils et infrastructures dans plusieurs localités, notamment dans le caza de Nabatiyeh. Les attaques ont causé de nombreuses victimes, dont des civils, des secouristes et des membres de formations locales, tout en paralysant les interventions d’urgence dans certaines zones.
Dans la ville de Nabatiyeh et ses environs, plusieurs bâtiments ont été détruits ou endommagés, tandis que des frappes successives ont visé des scooters, camionnettes et dépanneuses, provoquant de nouveaux morts et blessés. Une journaliste locale a été légèrement blessée lors d’un bombardement à Toul. Parallèlement, des ordres d’évacuation ont été adressés à plusieurs villages, y compris des localités jusque-là peu ou pas ciblées, accentuant la pression sur les populations civiles.
Les attaques ont également touché des équipes du Comité sanitaire islamique, avec la destruction d’ambulances et des blessés parmi les secouristes intervenant après les frappes. Dans plusieurs cas, les secours n’ont pas pu accéder immédiatement aux sites touchés en raison des contraintes sécuritaires et des survols de drones.
Sur le terrain, les violences se sont étendues à d’autres zones du Sud, notamment dans les secteurs de Tyr et de Marjeyoun, où plusieurs frappes ont visé des véhicules en circulation, causant de nouvelles pertes humaines.
En parallèle, des échanges de tirs ont été signalés entre le Hezbollah et les forces israéliennes près de Deir Seriane et d’autres localités frontalières. Les affrontements auraient fait des blessés parmi les soldats israéliens, selon des sources militaires.