International

Le ministre israélien Bezalel Smotrich déclare que son fils lui demande de ne pas «terminer le travail» au Liban

Bezalel Smotrich a tenu des propos controversés sur la poursuite des opérations militaires et une possible redéfinition des frontières israéliennes. Il affirme que l'expansion pourrait concerner Gaza, le Liban, la Syrie et la Cisjordanie occupée. Son discours, jugé belliqueux et provocateur, provoque le tollé.

Lors d’une interview diffusée sur Channel 7, le ministre israélien des Finances et figure de l’extrême droite, Bezalel Smotrich, a tenu des propos qui ont suscité de vives réactions.

Évoquant son fils, grièvement blessé au Sud-Liban lors de la reprise des affrontements entre Israël et le Hezbollah, il a raconté que celui-ci lui a demandé de « ne pas terminer le travail, pour qu’il lui reste encore quelque chose à faire au Liban ». Le ministre a répondu sur un ton ironique : « Ne t’inquiète pas, il y en aura assez pour tout le monde. »

Ces déclarations ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, notamment sur X, où de nombreux internautes ont exprimé leur indignation et leur rejet de ce discours, jugé belliqueux et provocateur dans un contexte régional déjà très tendu.

Des frontières israéliennes changeantes ?

Dans la même intervention, Smotrich a réaffirmé sa conviction que la guerre en cours pourrait aboutir à une redéfinition des frontières d’Israël, évoquant Gaza, le Liban, la Syrie ainsi que la Cisjordanie occupée, qu’il désigne sous le terme de « Judée et Samarie ».

Il a estimé que le gouvernement actuel devrait poursuivre cet objectif, critiquant le Premier ministre Benjamin Netanyahou pour ne pas aller assez loin dans cette direction.

Tout en reconnaissant des désaccords avec Netanyahou sur plusieurs sujets, il a néanmoins affirmé préférer son leadership à celui de l'opposition, accusée, selon lui, de promouvoir une logique de « capitulation » en appelant à des accords sur les otages avec le Hamas.

Ce n’est pas la première fois que le ministre exprime des positions en faveur d’un élargissement territorial. Il avait déjà plaidé pour des « frontières plus larges et défendables » incluant Gaza, le Liban et la Syrie, et qualifié les lignes de 1967 de « frontières indéfendables », estimant qu’elles ne répondaient pas à ses attentes.